Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, a présidé, ce mercredi 25 mars 2026 à Abengourou, l’ouverture de l’atelier bilan des activités de son département au titre de l’année 2025. Une rencontre stratégique qu’il a qualifiée sans détour de « moment de vérité », appelant l’ensemble de ses collaborateurs à une évaluation lucide, rigoureuse et sans complaisance des performances enregistrées.
Dans une allocution empreinte de franchise et de détermination, le ministre a situé les enjeux : faire de la gestion durable des ressources naturelles un levier clé de transformation économique et sociale en Côte d’Ivoire. « Nous devons regarder nos résultats avec objectivité, identifier nos faiblesses et agir avec plus d’efficacité », a-t-il insisté, dans un ton résolument tourné vers l’action.
Trois priorités stratégiques majeures ont été
déclinées pour guider l’action du ministère. La première concerne la reconquête
du couvert forestier national. Face à l’érosion continue des forêts
ivoiriennes, l’ambition est claire : atteindre un taux de 20 % d’ici à 2030.
Pour y parvenir, Jacques Assahoré Konan a préconisé une intensification des
campagnes de reboisement, une sécurisation accrue du domaine forestier et une
adaptation des pratiques agricoles. « Il nous faut passer à une reconquête
active des forêts », a-t-il martelé.
La deuxième priorité porte sur la gouvernance de
l’eau, érigée en « impératif de sécurité nationale ». Le ministre a insisté sur
la nécessité de garantir un accès équitable et durable à cette ressource
vitale, tout en promouvant une gestion intégrée et anticipative, notamment face
aux effets du changement climatique qui fragilisent les équilibres hydriques.
Quant à la troisième priorité, elle concerne la
valorisation de la faune, considérée comme un gisement économique encore
sous-exploité. Le développement du tourisme écologique, la réduction des
conflits homme-faune et l’implication des communautés locales sont autant de
pistes évoquées pour faire de cette richesse un moteur de croissance inclusive.
Revenant sur le bilan de l’année 2025, le
ministre a relevé des avancées notables, notamment le renforcement de la
surveillance forestière, la poursuite des opérations de reboisement et
l’intensification de la lutte contre l’exploitation illégale des ressources
naturelles. Il a, à cet effet, salué l’engagement des agents du ministère, tout
en reconnaissant que les résultats obtenus demeurent en deçà des attentes, en
raison notamment de la pression persistante sur les ressources et de la recrudescence
des activités illicites.
Se projetant sur l’année 2026, Jacques Assahoré
Konan a fixé un cap clair à son administration. Trois exigences ont été
formulées : instaurer une véritable culture du résultat, renforcer la
discipline administrative et consolider la proximité avec les populations,
acteurs clés de la préservation des ressources naturelles.
Convaincu que cet atelier doit marquer un
tournant décisif, le ministre a exhorté les participants à formuler des
recommandations pertinentes, concrètes et opérationnelles. C’est sur cet appel
à l’engagement collectif qu’il a officiellement donné le coup d’envoi des
travaux consacrés au bilan 2025 du ministère des Eaux et Forêts.
Oka Camille

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