L’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires (OTICE) tient son premier atelier de formation des pays d'Afrique francophone depuis ce lundi 8 juin 2026 à Abidjan, sous le parrainage du Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique .
La Côte d’Ivoire est sous les feux des projecteurs depuis, ce lundi 8 juin 2026. Et ce, jusqu’au 12 juin 2026. Elle accueille le premier atelier de formation de l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires (OTICE). Qui est placé sous le thème : « Accès et analyse des données du système international de la reforme d’onde et des produits du centre international des données ». Parrain cette séance de renforcement des capacités des experts des pays d’Afrique francophone, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara a situé le contexte de cette formation.

« Cet atelier constitue un moment important de coopération scientifique, technique et institutionnelle. Il s'inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités nationales et régionales dans un domaine scientifique à savoir celui de la surveillance internationale, la sécurité collective et l'institution des données scientifiques au service de la prise de décisions…Durant ces cinq jours de formation, les participants auront l'occasion d'approfondir leurs connaissances sur l'accès aux données du système de surveillance international, l'utilisation des produits du centre international de données ainsi que les méthodes d'analyse associées. Les échanges entre experts, formateurs et participants permettront, et en se convaincant, de consolider les acquis techniques et de favoriser un partage d'expériences bénéfiques à l'ensemble des pays le plus long terme », a-t-introduit lors de la cérémonie d’ouverture de cet atelier à l’Hôtel Azalaï.
Et de s’adresser aux différents représentants des pays présents à cette formation en Côte d’Ivoire. « Votre présence traduit l'engagement de vos institutions respectives en fonction du télégraphe aux compétences techniques, à partager leurs expériences, à renforcer le réseau d'essais des francophones d'Afrique et à contribuer activement au fonctionnement efficace du régime international de vérification du CIS », a-t-il fait savoir. Non sans remercier les experts de l’OTICE. « Je prie de bien vouloir transmettre aux autorités de votre organisation l'expression de notre gratitude pour l'appui constant apporté aux institutions scientifiques africaines, en particulier à celles de la Côte d'Ivoire. Cet accompagnement, à travers la formation des transferts de compétences, l'accès aux données et la mise à disposition du kit d'analyse moderne, contribue de manière significative au renforcement de nos capacités techniques et scientifiques ».
De son côté, Konaté David, a laissé entendre l’institution
qu’il représente, repose sur trois piliers. A savoir le système de surveillance
international composé de stations reparties sur l’ensemble du globe et qui, à l’aide
de technologies diverses recueille des données et Centre international de
données à Vienne vers lequel sont acheminés ces flux de données pour traitement
au service de la communauté internationale. Entre ces deux piliers, les Centres
nationaux de données, maillons locaux et indispensables sans lesquels, l'accès
et la collecte des données reste fragmentée rendant difficile L’analyse
pertinente des données et par ricochet la prise de décision.
Le Représentant de l’OTICE, Yassine Chaari a révélé que l’objectif de cette formation est tout à la fois stratégique et pratique. « Il s’agit de discuter des éléments nécessaires pour l’établissement, le fonctionnement et le développement durable d’un Centre national de données. Mais aussi de permettre aux participants de renforcer leurs compétences à travers des sessions pratiques consacrées aux logiciels, outils et produits qui sont mis en expression pour les Centres nationaux de données », a-t-il conclu. Pour ce premier atelier de formation qui prendra fin, le 12 juin prochain, plusieurs pays sont représentés, entre autres, l’Algérie, le Burkina-Faso, le Congo, le Togo, le Benin, le Cameroun, le Mali, Madagascar, le Tchad, la Guinée Equatoriale, le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, le Burundi… au programme de cette formation, il est prévu une visite du dispositif ivoirien à savoir le PS15 et l’IS17, ainsi que le réseau sismique complémentaire qui est la Station géophysique de Lamto qui joue un rôle essentiel dans la collecte, l'analyse, la députation et la valorisation des données géophysiques et environnementales, selon le Ministre Adama Diawara.
Francis Aquey


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