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Gestion des déchets en Côte d'Ivoire/ La Directrice Générale de l'Anaged fait l'état des lieux !

Publié le Mer 03 Juin 2026 | Modifié le Mer 03 Juin 2026 | 369 Vue(s) | [140 economie]

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La directrice générale de l' Anaged abat un travail colossal pour la propreté de la Côte d'Ivoire

La Directrice Générale de l'Agence Nationale de Gestion des déchets (Anaged) fait l'état des lieux de la Direction dont elle tient les rênes.

Défis majeurs de la gestion des déchets 

Il y a encore quelques années, la Côte d’Ivoire était confrontée à d’importantes difficultés liées à la gestion des déchets.  Ces défis se traduisent, entre autres, par : 

l’absence de politique et de vision stratégiques, de schémas directeurs ou de plans de gestion et donc de boussoles permettant une meilleure planification à court, moyen et long termes de la gestion ;

l’inadéquation du cadre légal et règlementaire régissant le secteur des déchets ;

l’insuffisance de participation des parties prenantes dans les activités de gestion des déchets et de propreté notamment les Collectivités Territoriales ;

l’absence d’infrastructures adéquates de gestion des déchets solides ; 

l’insuffisance et la vétusté des moyens matériels ;

la forte production des déchets du fait de la croissance démographique rapide :

Selon l’Agence Nationale de la Statistique (ANSTAT), la population est passée de 3,8 millions en 1960 à 32,5 millions d’habitants en 2025, soit une multiplication par près de 10.



La production des déchets a également connu une augmentation proportionnelle passant de moins d’un (01) million de tonnes par an en 1960 à près de 8,5 millions de tonnes, aujourd’hui. 

la non prise en compte de l’aspect propreté dans la chaîne opérationnelle de gestion des déchets (précollecte, collecte, transport et traitement) ;

une prolifération d’acteurs informels dans l’exécution des opérations de pré-collecte, de récupération, de recyclage et de valorisation effectuées en dehors des règles élémentaires de sécurité environnementale et sanitaire ;

la prédominance de l’économie linéaire avec l’ensemble des déchets uniquement destinés à l’abandon, sans intégration formelle du tri et de la valorisation ;

l’incivisme des populations.


Politique actuelle de gestion des déchets 

Face à cette situation préoccupante et aux défis du secteur, et conformément à la Constitution de la République de Côte d’Ivoire ainsi qu’aux engagements internationaux, le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, a initié des reformes structurantes. L’objectif est de faire du secteur des déchets un pilier de la salubrité du cadre de vie, du bien-être des populations et de la lutte contre le changement climatique. Ainsi :


Au plan institutionnel et règlementaire, ces réformes ont abouti à :

la création de l’ANAGED (Décret N° 2017-692 du 25 Octobre 2017), née de la dissolution-fusion de l’Agence Nationale de la Salubrité Urbaine (ANASUR) et du Fonds de Financement des Programmes de Salubrité Urbaine (FFPSU) ;

L’élaboration d’une Politique Nationale de la Salubrité en 2018, assortie d’un Programme National de Gestion des Déchets Solides ;

La création d’une Brigade de l’Assainissement et de la Salubrité ;

L’adoption et la promulgation du Code de l’hygiène et de la salubrité en novembre 2023. 



Au plan organisationnel et technique 

Pour le District Autonome d’Abidjan : 

La Délégation du Service Public de propreté à des opérateurs privés spécialisés (ECOTI SA, ECO EBURNIE et CLEAN EBURNIE), suite à un appel d’offres international en 2017 ;

La modernisation de la chaine de gestion des déchets solides ménagers et assimilés dans le District Autonome d’Abidjan, en 2018, à travers :

La mobilisation et le déploiement de matériels neufs pour l’exploitation du service public de propreté (plus de 500 véhicules de collecte et de transport des déchets, plus de 1 000 coffres à ordures, plus de 6 000 bacs à ordures et 120 engins de nettoiement urbain.) ;

La construction et l’exploitation de cinq (05) Centres de Transfert (CT) et des postes de groupage modernes pour l’optimisation de la collecte ;

La construction et l’exploitation d’un Centre de Valorisation et d’Enfouissement Technique (CVET) à Kossihouen ;


La fermeture en 2018 de la décharge d’Akouédo et sa transformation en un grand parc urbain d’intérêt écologique, éducatif, sportif et ludique sur près de 100 hectares. 


Suite à ces réformes, la capacité annuelle de collecte des déchets dans les 13 communes du District d’Abidjan est passée de 1.116.000 tonnes de déchets en 2017 à 1.574.000 tonnes en 2025, soit une augmentation de plus de 41% ; ce qui a contribué à l’amélioration du niveau de propreté du District Autonome d’Abidjan.

Pour les localités de l’intérieur, l’extension progressive de la couverture nationale par l’ANAGED, à travers :  

L’ouverture de 10 délégations régionales dans les chefs-lieux de Districts (Bas-Sassandra, Comoé, Gôh-Djiboua, Lagunes, Montagnes, Sassandra-Marahoué, Savanes, Vallée du Bandama, Yamoussoukro, Zanzan) afin de rapprocher les services de l’ANAGED des populations ;

L’extension progressive du service public de propreté à l’intérieur du pays avec à ce jour 12 villes couvertes par des opérateurs en charge de l’exécution des opérations de nettoiement, de collecte, de transport et de mise en décharge des déchets solides ménagers et assimilés (Aboisso, Assinie, Bonoua, Bouaké, Dabou, Daloa, Gagnoa, Grand-Bassam, Korhogo, Man, San Pedro et Yamoussoukro) :

Cette extension a permis de passer de 5 villes couvertes en 2017 (Bouaké, Grand-Bassam, Korhogo, San Pedro, Yamoussoukro) à 12 villes en 2025.

Dans cette dynamique, il est envisagé l’intégration de 3 nouvelles villes pour l’année 2026.

Le renforcement des capacités opérationnelles des collectivités territoriales ne disposant pas d’opérateurs, à travers la mise en œuvre, chaque année, d’un Programme d’Appui aux Collectivités. Ce programme consiste à octroyer du matériel de salubrité aux Collectivités, à les former à son utilisation et à assister les communes dans l’élaboration de plans opérationnels de gestion des déchets. 



A ce jour, toutes les 188 communes concernées par ce programme ont déjà bénéficié de cet appui.

A titre d’exemple : en 2025, 79 localités en ont bénéficié (370 matériels roulants composés de tracteurs avec remorque et tricycles, plus de 5.000 bacs à ordures et plusieurs kits de petits matériels de salubrité, avec plus de 2.000 agents municipaux formés). 

Au total depuis 2018, plus de 3.000 matériels roulants, plus de 18.000 bacs à ordures et plusieurs kits de petits matériels de salubrité ont été distribués.


La modernisation des infrastructures de gestion des déchets dans les localités de l’intérieur à travers deux approches : (i) le regroupement de plusieurs localités autour d’une infrastructure de gestion des déchets, comme cela se fait à Abidjan avec 13 communes autour du CVET de Kossihouen, et (ii) la construction de décharges contrôlées pour les localités hors des regroupements intercommunaux.

Au titre des projets d’intercommunalité, des études techniques ont déjà été réalisées pour deux (02) intercommunalités en vue de la construction et l’exploitation de deux (02) CVET et huit (08) CT. Le processus de contractualisation en Partenariat Public-Privé (PPP) avec les délégataires est en cours. Il s’agit des intercommunalités :

du Centre (Toumodi, Yamoussoukro, Tiébissou, Djébonoua et Bouaké) ;

du Nord (Korhogo, Sinématiali, Ferkessédougou et Ouangolodougou). 

Les études sont en cours pour trois (03) autres intercommunalités, à savoir :

Duékoué – Guiglo – Bloléquin ;

Bouaflé – Bonon – Gonaté – Daloa ;

San Pedro – Sassandra.

Au titre des décharges contrôlées deux (02) ont été construites et mises en service dans les villes de Daloa et San Pedro. Des études techniques ont été réalisées pour la construction de trois (03) nouvelles décharges contrôlées dans les villes d’Abengourou, Bondoukou et Gagnoa. Des études sont en cours pour huit (08) villes à savoir, Séguéla, Vavoua, Dimbokro, Boundiali, Odienné, Tengréla, Bouna, Man. 



Au plan social 

La sensibilisation des populations au changement de comportement est inscrite au cœur de la stratégie globale de gestion des déchets. A cet effet, les actions suivantes sont régulièrement menées :

La sensibilisation à travers les médias et sur les réseaux sociaux ;

Les actions de proximité avec près de 1.000 établissements scolaires impactés, plus de 2.000 séances de sensibilisation exécutées dans les gares routières, les ménages, les marchés, en liaison avec les Organisations de la Société Civile à Abidjan et à l’intérieur du pays entre 2018 et 2025 ;

L’initiation des ménages au tri des déchets à la source pour la promotion de l’économie circulaire à travers un projet pilote démarré en 2022. Ce sont 4.439 ménages qui ont été initiés au tri des déchets dans 22 communes, à savoir, les 13 communes du DAA et 09 communes de l’intérieur du pays (Assinie, Aboisso, Bonoua, Abobo, Bouaké, Daloa, Grand-Bassam, San Pedro et Yamoussoukro). Le projet a permis de collecter et de valoriser plus de 100 tonnes de déchets recyclables.

Répartition territoriale et identification des zones prioritaires (Abidjan par rapport à l'intérieur du pays).


Comme annoncé dans le chapitre consacré à l’état des lieux, la politique de gestion des déchets mise en œuvre par l’ANAGED se déploie progressivement sur l'ensemble du territoire, avec une attention particulière aux zones à forte production.

Pour rappel, le District Autonome d’Abidjan constitue une zone d’attention en raison de son poids démographique (plus de 20% de la population nationale) et de son dynamisme économique, le District Autonome d’Abidjan génère un volume de déchets considérable. 


Au plan opérationnel, le District Autonome d’Abidjan est divisé en trois (03) secteurs confiés à des opérateurs internationaux chargés d’y assurer le service public de propreté :

ECOTI SA est responsable du secteur n°1 (Abidjan Nord-Est : Abobo, Anyama, Bingerville, Cocody et Plateau) ;

ECO EBURNIE gère les secteurs n° (Abidjan Nord-Ouest : Adjamé, Attécoubé, Songon et Yopougon) et le secteur n°3 (Abidjan Sud : Koumassi, Marcory, Port-Bouët et Treichville). 

Le service public de propreté, exécuté par ces opérateurs, concerne l’organisation et l’exécution des opérations de collecte et de transport des déchets solides ménagers et assimilés, la construction et l’exploitation des infrastructures nécessaires (centres de transfert et centres de groupage) ainsi que les opérations de nettoiement urbain (balayage des voies et curage des caniveaux afférents). 

La société CLEAN EBURNIE assure le financement, la construction et l’exploitation du CVET de Kossihouen, sur un site de 100 hectares situé à 40 km d’Abidjan, sur l’autoroute du Nord. 

Cette organisation a permis la création de plus de 6.200 emplois directs et indirects et l’amélioration du niveau de propreté dans le District Autonome d’Abidjan avec un taux de collecte estimé à 95%. 

Sur la période de 2018 à 2025, c’est plus de 12 millions de tonnes de déchets collectés et enfouis, et plus de 900 mille kilomètres de voiries et caniveaux traités dans le cadre du nettoiement urbain. 


L’exécution des prestations a toutefois été émaillée par des contraintes opérationnelles, notamment la dégradation prématurée du matériel et des équipements de collecte et de transport des déchets. Cette usure est accentuée par l’incivisme des populations (le non-respect des horaires de sortie des déchets, le vandalisme sur les équipements, …) avec comme conséquence directe, la dégradation générale de la qualité de service observée ces derniers temps.



A l’intérieur du pays, 

A ce jour, 12 villes bénéficient du service public de propreté. Il s’agit pour rappel des localités d’Aboisso, Assinie, Bonoua, Bouaké, Dabou, Daloa, Gagnoa, Grand-Bassam, Korhogo, Man, San Pedro et Yamoussoukro.

Dans ces localités, tout comme à Abidjan, les opérateurs s’occupent des prestations de collecte, de transport et de mise en décharge des déchets ainsi que des opérations de nettoiement incluant le balayage des voies, le curage des caniveaux afférents, le désherbage et l’entretien des espaces verts et publics.


Comme déjà évoqué, ce service connaitra une extension progressive avec en prévision pour 2026, l’intégration de trois (03) nouvelles villes.

Sur la période de 2018 à 2025, le volume collecté est de 8,2 millions de tonnes de déchets éliminés dans ces 12 villes.


Organisation de la chaîne de gestion : processus de collecte, de transport, de traitement et le rôle spécifique de l'ANAGED.

Dans les localités couvertes par un dispositif de délégation du Service Public de Propreté (SPP), l’ensemble de la chaîne opérationnelle de gestion des déchets est confié à un opérateur privé délégataire, agissant sous la supervision de l’ANAGED et sous le contrôle d’une Mission indépendante.

Ce dispositif repose sur une organisation intégrée et hiérarchisée, couvrant l’ensemble des maillons fonctionnels suivants :

la précollecte, adaptée aux zones difficilement accessibles ; 

la collecte, réalisée en porte-à-porte ou à partir de points de regroupement ;

le transport vers les centres de transfert, assurant une optimisation logistique ;

le transfert et l’acheminement final vers les installations de traitement ou d’élimination (CVET ou décharges contrôlées).

La chaîne opérationnelle débute au niveau des ménages, principaux producteurs de déchets solides. Le délégataire y déploie les opérations de précollecte, constituant le premier maillon du système. Cette étape vise à assurer l’enlèvement des déchets depuis les zones de production vers des points de regroupement intermédiaires équipés de coffres de grande capacité.

Compte tenu des contraintes morphologiques propres à chaque localité, notamment la densité urbaine, la configuration du bâti, l’étroitesse des voies ou l’enclavement de certains quartiers, la précollecte mobilise des moyens adaptés aux réalités du terrain. Il s’agit notamment de tricycles motorisés pour les zones à accessibilité réduite, complétés, le cas échéant, par des tracteurs agricoles attelés à des remorques pour les zones à relief accidenté ou dégradé.

Les opérations de précollecte sont organisées en circuits prédéfinis, permettant l’enlèvement régulier des déchets auprès des ménages et leur acheminement vers des postes de groupage stratégiquement positionnés. Ces infrastructures intermédiaires constituent des interfaces logistiques essentielles entre la précollecte et la collecte mécanisée.

Le second maillon de la chaîne est constitué par les opérations de collecte et de transport, qui s’articulent autour de deux modes complémentaires :

la collecte en porte-à-porte mécanisée, réalisée à l’aide de bennes tasseuses le long des axes principaux, notamment dans les zones accessibles ;

la collecte par enlèvement des coffres des postes de groupage, alimentés par la précollecte dans les zones non accessibles aux engins lourds. 

Le dispositif de collecte est structuré en circuits couvrant l’ensemble du périmètre délégué et fonctionne selon un système d’équipes rotatives garantissant la continuité du service, sept jours sur sept.

Les déchets collectés sont ensuite acheminés vers les Centres de Transfert (CT), qui constituent des plateformes logistiques intermédiaires permettant de rationaliser les flux et d’optimiser les coûts de transport sur de longues distances.



Au niveau de ces centres, les déchets font l’objet d’opérations de pesée, réalisées sous la supervision de la Mission de Contrôle, garantissant la traçabilité des flux et la fiabilité des données quantitatives. Ils sont ensuite reconditionnés et transférés dans des équipements de transport de plus grande capacité, en vue de leur acheminement vers les installations de traitement final.

Le transfert et l’acheminement final sont assurés par le délégataire jusqu’aux sites d’élimination, notamment les Centres de Valorisation et d’Enfouissement Technique (CVET), à l’instar du site de Kossihouen dans le District Autonome d’Abidjan. Cette organisation permet d’optimiser les performances logistiques globales du système, en réduisant les distances parcourues par les engins de collecte et en améliorant leur productivité.

En phase terminale, les déchets sont pris en charge au niveau des installations de traitement final, où ils sont traités selon des procédés conformes aux normes en vigueur, tels que l’enfouissement technique ou la mise en décharge contrôlée.

L’ensemble de cette chaîne est structuré et exploité par le délégataire, sous la supervision stratégique et opérationnelle de l’ANAGED, qui veille :

au respect des obligations contractuelles ;

à la conformité des opérations aux standards techniques ;

à la qualité du service rendu aux populations ;

et à la performance globale du dispositif. 

La Mission de Contrôle, quant à elle, assure un suivi indépendant des opérations, notamment en matière de quantification, de traçabilité et de conformité des prestations.


État d'avancement du projet du nouveau visage de l'ex-décharge d'Akouédo.


L’historique de la décharge d’Akouédo 

Ouverte en 1965, la décharge d'Akouédo a constitué, pendant plus d'un demi-siècle, l'unique exutoire des déchets du District Autonome d'Abidjan. Sur une superficie d’environ 100 hectares, l'accumulation de 53 millions de tonnes de déchets a fini par saturer le site, désormais rattrapé par une urbanisation galopante.

Cette situation a exposé les populations riveraines à des risques sanitaires majeurs et à des nuisances olfactives insupportables, marquant l'histoire du secteur par des épisodes critiques, notamment la crise des déchets toxiques en 2006.

La construction du Parc Urbain 


Face à cette urgence, le Gouvernement ivoirien a acté une rupture historique avec la mise en service du Centre de Valorisation et d’Enfouissement Technique (CVET) de Kossihouen. Cette transition a permis la fermeture définitive de la décharge d'Akouédo le 15 décembre 2018, marquant le début d'une réhabilitation ambitieuse, celle de transformer ce passif environnemental en un grand parc urbain d’intérêt écologique, éducatif, sportif et ludique sur près de 100 hectares.

Ce projet repose sur une ingénierie de pointe de réhabilitation environnementale. Après cinq années de travaux intensifs, le parc est désormais doté d'infrastructures modernes destinées au public avec des aires récréatives, comprenant notamment des terrains de football, un court de tennis et une passerelle sinueuse surplombant une forêt tropicale en devenir. 

De plus, la création d'une "Maison de l'Environnement" et de potagers partagés, positionne désormais Akouédo comme un centre éducatif majeur pour la promotion du développement durable.


Place du recyclage et stratégies de valorisation des déchets.

Dans sa dynamique de valorisation des déchets, l’ANAGED déploie des initiatives stratégiques visant à transformer les déchets en ressources. Ces projets s'articulent autour de trois axes majeurs :

La mise en place de projets pilotes de gestion et de valorisation des déchets dans 14 localités de la Cote d’Ivoire. Ces projets ont généré des résultats suivants :

La formation de 470 jeunes aux techniques de collecte, de tri et de production de compost ;

La production de 110 tonnes d’engrais biologiques (compost) ;

La création de champs-écoles (aubergines, papayes, manioc…) pour l’expérimentation de la valeur fertilisante du compost.


La transformation des déchets enfouis au CVET grâce au processus de méthanisation. Le site produit désormais plus de 28.000 mètres cube de biogaz par jour, constituant ainsi une source d'énergie renouvelable stratégique.


L’extension du projet de tri des déchets à la source initié en 2022. Ce projet entre dans sa phase extensive avec le déploiement de box de récupération dans les communes partenaires. Cette initiative encourage l’apport volontaire des riverains et pose les jalons d’une future Bourse des Déchets.


Perspectives et solutions : présentation des actions concrètes prévues à court et moyen terme.


La Côte d’Ivoire s’inscrit résolument dans une trajectoire de gestion durable et responsable de ses déchets. Sous l'impulsion de l'ANAGED, le pays transforme ses défis environnementaux en leviers de croissance. Nos actions à court et moyen termes reposent sur trois piliers fondamentaux :

Le maillage territorial et l'excellence opérationnelle

L'ANAGED poursuit l’extension du service public de propreté sur l’ensemble du territoire national. Cette ambition se traduit par la construction d’infrastructures modernes (CVET, Centres de Transfert) garantissant un traitement des déchets conforme aux standards internationaux.

La transition vers l’économie circulaire 

Nous changeons de paradigme pour que le déchet ne soit plus perçu comme un fardeau, mais comme une ressource précieuse. À travers nos projets de valorisation (tri, compostage, méthanisation, recyclage), nous créons de la valeur et des emplois verts.

L’engagement citoyen et la synergie des acteurs 

La réussite de cette transformation repose sur une responsabilité partagée. Par la sensibilisation accrue et l'adoption de pratiques éco-responsables, nous fédérons toutes les parties prenantes autour d'une vision commune.

En travaillant ensemble, nous pouvons créer un environnement plus propre, plus sain et plus prospère pour les générations actuelles et futures.

Source Sercom ANAGED

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