Lors de leur premier sommet samedi à Niamey, les régimes militaires de ces trois pays ont acté leur rupture avec le reste du bloc ouest-africain.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont déterminés à se sortir des griffes de la France. De jours en jours, ils renforcent un peu plus relations. En effet, les régimes militaires au pouvoir au Burkina Faso, au Mali et au Niger ont entériné leur alliance au sein d’une « confédération » lors de leur premier sommet samedi à Niamey, une décision qui acte leur rupture avec le reste du bloc ouest-africain.
Les chefs d’Etat des trois pays « ont décidé de franchir une étape supplémentaire vers une intégration plus poussée entre les Etats membres. A cet effet ils ont adopté le traité instituant une confédération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dénommée Confédération des Etats du Sahel », ont-ils annoncé dans le communiqué final du sommet diffusé, ce samedi 6 juillet 2024.
Les pays de l’AES ont formé en mars une force commune pour lutter contre les djihadistes qui attaquent régulièrement leurs territoires. Ce samedi, ils ont également souhaité « mutualiser leurs moyens », dans des secteurs jugés stratégiques tels que l’agriculture, l’eau, l’énergie ou encore les transports. Ils ont aussi demandé que les langues locales soient davantage utilisées dans les médias publics et privés de leurs pays. Ce, après leur départ de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), une organisation qu’ils jugent instrumentalisée par la France, ex-puissance coloniale avec laquelle ils ont multiplié les actes de rupture. « Nos peuples ont irrévocablement tourné le dos à la Cedeao », avait lancé le général Abdourahamane Tiani en ouverture du sommet.
Kanté François

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