Les week-ends se suivent et se ressemblent tous pour la fédération ivoirienne de Rugby. En effet, celle-ci vient de produire un énième communiqué dans lequel elle annonce le report de la saison de Rugby.
Preuve pour démarrer deux mois plutôt, la saison n' avait pu etre lancée faute de terrain pour accueillir les différentes rencontres. '' C'est une situation terrible que nous vivons. Nous avons pas d'espace pour organiser nos compétitions. Nous sommes obligés de quémander à des particuliers qui souvent ont pitié de nous'', explique la mort dans l'âme Mathurin Gueye, le président de la ligue ivoirienne de Rugby .
S'il est vrai que l'affluence des matches de football demeurait la principale cause de l'indisponibilité des stades, il est aussi vrai que cet argument ne peut plus être évoquée. Ce, d'autant plus que la saison de football s'est achevée depuis le 29 mai dernier. Du coup, les différents stades au niveau de la ville d'Abidjan et de Bingerville sont totalement libres. ''C'est comme si après le football les autres disciplines n'existaient pas. Il y a des passionnés du Rugby et des acteurs de cette discipline en Côte d'Ivoire. Mais nous sommes laissés pour compte. Par le passé, nous pouvions utiliser les terrains des établissements mais depuis peu ces sites nous sont interdits parce que réservés uniquement au football'', ajoute encore le président de la ligue ivoirienne de Rugby. Une situation difficilement compréhensible pour les acteurs de la balle l'ovale.
Pour palier manque, la Ligue s'était rabattu sur le camp Akouédo et ses nombreuses aires de jeu.
Un accord avait même été trouvé jusqu'à hier. Malheureusement le site a été perquisitionné pour une cérémonie militaire ce jour. Conséquences, le lancement de la saison a été reporté de nouveau. Au grand dam des acteurs.
La solution de Yamoussoukro
Le ministère des sports à travers l'ONS aurait suggéré à la fédération ivoirienne de Rugby de se rendre à Yamoussoukro pour organiser son championnat. Une proposition difficilement tenable selon l'instance fédérale et les présidents de clubs puisque tous resident à Abidjan à l'exception d'un seul club. '' Cela va entraîner des coûts supplémentaires avec le transport et l'hébergement pour des équipes qui n'ont pas de subvention '' assurent ils. L autre solution qui avait été préconisé était le stade de l'INJS. Là encore problème de praticabilité. '' La bonne pelouse sur laquelle nous pouvions nous exprimer est celle qui a été mise a la disposition du projet Campus Benfica academy. Alors que celle qui nous est proposée est impraticable '' ajoutent les acteurs. Le président dela fédération de Rugby est lui-même monté au créneau lors d'un forum organisé par la RTI pour présenter la dure réalité à laquelle sa discipline est confrontée. Une situation qui perdure et qui est vécue comme un crève cœur par le monde ivoirien de l'Ovalie. '' Nous allons petit à petit vers la mort du Rugby en Côte d'Ivoire. Si nous n'avons pas d'espace pour pratiquer la discipline. Il faut craindre le pire dans les années à venir '' s' est-il inquiété.
Kader G


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