L’attente touche à sa fin pour le football africain. Après l’audience cruciale qui s’est tenue ce jeudi devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), l'instance juridique suprême du sport international s'apprête à rendre sa décision sur le litige opposant le Sénégal au Maroc.
Au cœur de
la contestation, le résultat officiel de la finale de la Coupe d'Afrique des
Nations 2025 a du mal à être rendu. Alors que la tension monte au sein des deux nations, trois issues
réglementaires sont désormais sur la table des arbitres.
1. La
confirmation de la décision de la CAF : Le Maroc sacré sur tapis vert
Dans ce
premier scénario, le TAS rejette l’appel sénégalais et valide la mesure
disciplinaire initiale de la Confédération Africaine de Football (CAF). La
sanction pour forfait infligée aux Lions de la Teranga demeure inchangée, et la
victoire 3-0 attribuée au Maroc sur tapis vert est définitivement entérinée.
Les Lions de l’Atlas conservent alors sans contestation leur couronne
continentale.
2. La
validation du terrain : Le Sénégal récupère la couronne
Le tribunal
peut également juger les sanctions administratives disproportionnées ou
infondées et décider d'inverser le verdict. Dans ce cas de figure, le TAS
rétablirait le score sportif acquis sur le terrain — une victoire 1-0 obtenue
après prolongation par la sélection sénégalaise. Un tel arbitrage verrait le
titre officiellement réattribué aux Lions de la Teranga.
3. Le
renvoi du dossier : Un titre en suspens
Dernière
éventualité : le TAS annule la décision attaquée pour vice de forme ou
manquement procédural, tout en renvoyant l'affaire devant les organes
disciplinaires de la CAF. Si cette option est retenue, le dossier repasserait
entre les mains de la fédération africaine pour une nouvelle instruction. Le
statut de champion d'Afrique resterait alors gelé jusqu'à la résolution
complète du processus.
Trois décisions juridiques, mais un seul trophée au bout. Alors que les supporters des deux camps retiennent leur souffle, la décision du TAS s'apprête à marquer un tournant majeur dans l'histoire de la compétition.
Francis Aquey


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