La Fédération ivoirienne de football ( FIF) veut s'offrir les services de l'attaquant franco-ivoirien Kroupi Junior. Mais cette négociation secrète entre la Fédération et les parents du joueur est loin d'aboutir.
Les Éléphants ont mal en ce moment à leur attaque depuis le départ les pépins physiques de Sébastien Haller. La Fédération ivoirienne de football travaille dans le secret à renforcer cet secteur pour les batailles à venir.
Kroupi Junior, le fils de l'ancien footballeur, Eli Kroupi pourrait faire l'affaire. Mais la situation du joueur relève d'une délicatesse. Le footballeur d’origine ivoirienne, dont le père a evolué avec les Eléphants au début des années 2000, est partagé entre la France, où il né et a grandi, et la Côte d’Ivoire pour son avenir international. Pour le moment, la France tient la corde pour enrôler le joueur de 19 ans, qui n’a connu que les sélections de jeunes hexagonale. " Les gens pensent que c’est facile. Mais non. C’est à la Fédération ivoirienne de football de faire des efforts. On ne peut pas vouloir un joueur, qui n’a connu que la France, qui a une éducation française, qui a ses repères en France et vouloir qu’il vienne d’un coup de bâton magique. C’est tout un processus, c’est toute une diplomatie qu’il faut mettre en place pour attirer ce talent", explique Akassou Ghislain, ex-défenseur international ivoirien et ami enfance de Kroupi père. Les contacts entre la famille Kroupi et la FIF remontent pourtant à deux ans en arrière. Ils ne s’etaient pas bien passé, les réseaux sociaux ont envenimé les choses et Kroupi a été peint comme quelqu’un qui ne veut pas voir son fils chez les Pachydermes ivoiriens. Il a essuyé des injures et autres quolibets. Il a decidé de ne plus parler à aucun média. Mais un confrère, est rentré en contact avec lui le 10 Février 2026.
" J’ai eu Guy Demel au téléphone, il y a un an, un an et demi, deux ans... Je ne sais plus trop. À l’époque, mon fils jouait à Lorient. C’est tout. Alors ce qui se raconte sur les réseaux comme quoi j’ai vu Guy dans un stade et que je l’ai snobé... Ce n’est pas vrai", a-t-il tenu à préciser avant de poursuivre. " Il ne faut pas que les gens oublient qu’Eli Junior a trois nationalités. Sa mère est Portugaise, moi, son père, je suis Ivoirien, lui il est Français. C’est délicat. Moi j’ai joué pour mon pays, la Côte d’Ivoire, avec les Eléphants. Mais c’était à une autre époque. C’est mon histoire. Pour lui, c’est différent. Même son choix de quitter Lorient pour aller en Angleterre, c’est lui qui l’a fait, pas moi. C’est son histoire, c’est ça décision. Moi je l’accompagne en tant que père. Si je voulais intéférer dans les choix dd mon fils ou qi je voulais son argent, je serai son agent, mais là j’ai préféré garder ma place de père. ", poursuit-il. Pour le père de l’attaquant de Bournemouth(Premier League), il y a trop d’amalgames. Pourtant, selon lui, il y a une vérité qui est immuable : " Junior est Français. Il ne connaît pas la Côte d’Ivoire. Ce sont donc des décisions très difficiles. Je ne peux pas l’inciter à choisir la Côte d’Ivoire, le harceler pour ça et après si ça se passe mal, il va me le reprocher...Je veux garder cette place de père. Et ça mes gens doivent le comprendre. C’est mon seul garçon, je lui ai donné une éducation. Que ses choix soient positifs ou négatifs, je l’accompagne", rassure l’ancien buteur de Lorient.
Malgré tous les doutes, une lueur d’espoir. Le père de Junior et le président de la FIF se sont parlé. Ils semblent s’être compris, même si le dossier reste au point mort pour l’instant. " J’ai eu le président de la Fédération, on a échangé. Ça s’est bien passé. Donc voilà...", a-t-il conclu. SNA a joint Yacine Idriss Diallo. Il a confirmé ces échanges. " Je préfère ne pas faire de bruits. Je fonctionne comme ça. Nous suivons ce dossier mais nous ne voulons pas en parler. ", a-t-il assuré. Kroupi, pour beaucoup d’observateurs, sera d’un apport qualitatif pour la selection ivoirienne actuellement en quête d’un buteur.
"À un moment donné, si on veut compiler les joueurs qui ont tous le même profil, je pense que ça ne donne pas une panoplie large à l'entraîneur. L'entraîneur, ce qu'il recherche, c'est quand même le joueur qui se démarque de ce qu'on a déjà dans la boutique, et ce jeune Eli Kroupi, il a 19 ans, et celui-là il se démarque entièrement, il a une technicité, il a une lecture de jeu et il sort les coups", analyse Noël Boli, consultant à la télévision publique. En ivoirienne. En attendant les prochaines fenêtres FIFA, le débat sur l’arrivée ou non de Kroupi Junior (22 matches, 8 buts cette saison) chez les Éléphants bat son plein.
Manu Manu avec SNA

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