L'Espagne retrouvera bien la France en demi-finale de la Coupe du monde. La Roja, favorite de son quart de finale face à la Belgique, disputé vendredi 10 juillet, s'est imposée 2-1 grâce à un but en toute fin de match. La génération dorée belge fait ses adieux à la plus grande compétition de footbal.
L’Espagne s'invite dans le dernier carré de la coupe du monde 2026. La Roja est venue à bout des Diables rouges (2-1).
Même largement dominatrice, l’Espagne a eu toutes les peines du monde à venir à bout de la Belgique (2-1). Il a fallu une boulette de l’entrant Senne Lammens dans les buts, et le bout du pied d’un autre, Mikel Merino, pour faire la différence. La Roja est en demi-finales, le choc face à la France aura bien lieu.
Avoir de la chance ne tient qu’à un fil. Au SoFi Stadium de Los Angeles, chacun à leur façon, Espagnols et Belges ont eu droit à leur propre démonstration. En voyant leur capitaine Youri Tielemans abandonner la bataille avant même le coup d’envoi, puis en constatant avec dépit que Thibaut Courtois ne pourrait pas continuer l’aventure au plus fort de la domination espagnole, la Belgique de Rudi Garcia, déjà privée d’Amadou Onana dans l’entrejeu, a fini par constater que la grande histoire du foot ne pencherait pas de son côté.
Emportés par une Roja maîtresse de son destin et des événements, les Diables rouges quittent les États-Unis pleins de regrets, quand Lukaku, De Bruyne, Witsel ou Courtois ont probablement dit adieu à la sélection. Pour l’Espagne, voir le meilleur élément adverse quitter le terrain a eu quelque chose de miraculeux. C’est ici que le match a basculé. Jusqu’alors dernier rempart des Belges, le gardien du Real Madrid a dû laisser place à son homologue de Manchester United, Senne Lammens, au prisme duquel on pourra constater à quel point les meilleurs joueurs du monde n’évoluent plus chez les diables rouges, quels qu’ils soient.
Du bout du pied, c’est encore Mikel Merino, Zorro d’exception de cette sélection espagnole, qui est venu faire respecter la logique et offrir la victoire à la Roja (2-1). L’Espagne a désormais rendez-vous avec les Bleus, dans un choc que toute la planète foot appelle de ses vœux. Méfiance, celle-ci ne va jamais dans le dernier carré pour rester les bras croisés.
Au coup d’envoi, les Belges sont donc privés de leur capitaine et on se dit que c’est la porte ouverte à un joli baile español. On est assez proche de la vérité. L’Espagne fait danser son adversaire, enchaîne les combinaisons, parfois sublimes, et pose d’entrée sa patte sur la rencontre. Pendant que Luis de la Fuente regarde sa partition se dérouler, Rudi Garcia prend des notes, encore.
Il est midi en Californie, mais les Ibères sont bien réveillés. D’autant que Jérémy Doku a la bonne idée de les secouer de temps à autre, comme un petit frère qui veut absolument vous tirer du lit. Le problème, c’est que le Cityzen est bien seul, quand en face, Yamal, Olmo, Baena combinent en cherchant Oyazarbal. Pourtant, alors qu’on arrive déjà à la pause fraîcheur, le manque de réalisme, et la peur de frapper trop tôt frustrent encore la Roja.
Manu Manu


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