L'on en sait un plus sur l'affaire du "riz à huile" imputée à Wilfried Zaha et le rôle joué par Max Gradel. Un récit d'un confrère ivoirien vivant en France!
De la gestion des présidents de la FIF, feu Sidy Diallo à celle de Diallo Idriss. De l'ère Jean-Louis Gasset à Faé Emerse. Wilfred Zaha a toujours été "présent" dans les esprits quoi que physiquement absent des petits papiers des sélectionneurs. Surtout sous l'actuelle Fédération. Cela, à cause d'une affaire rocambolesque de "riz à l'huile" dont la véracité reste toujours à prouver.
Une affaire devenue virale sur les réseaux sociaux et même dans l'entendement populaire ivoirien désormais. L'ancien prolixe attaquant de Crystal Palace est devenu sujet à railleries.
Que s'est-il réellement passé, selon une source bien introduite à la Fédération ivoirienne de football ? Nous sommes en 2021. Lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. La Côte d'Ivoire est logée dans la même poule que le Cameroun, le Malawi et le Mozambique. Pour cette fenêtre FIFA, les Éléphants doivent effectuer le déplacement au Mozambique pour y croiser la sélection nationale. Sur la liste de Gasset, figure Wilfred Zaha. Le hic, la Fédération anglaise refuse que les joueurs évoluant en Angleterre se rendent dans certains pays dont le Mozambique, en cette période sanitaire sensible de la Covid-19. Éric Bailly, Zaha, Serges Aurier, Willy Boli, évoluant alors en Angleterre, n'effectuent donc pas le déplacement de Maputo, la capitale Mozambicaine.
Et c'est à Maputo que survint l'affaire du "riz huilé". Effectivement. Mais en l'absence de Wilfred Zaha.
Ce jour, lors du dîner des Éléphants, il y avait une foultitude de mets dont une bonne portion de riz avec beaucoup d'huile. Des joueurs y ont goûté, d'autres, non. Et le problème de ce "mauvais" riz a effectivement été posé. En présence de l'ambassadeur de la Côte d'Ivoire au Mozambique, ce jour aux côtés de la sélection. C'est lui qui fait commander du riz d'un un autre restaurant pour les joueurs. Et tout s'est bien passé. Zaha n'y était pas.
Lors de la même fenêtre FIFA, la Côte d'Ivoire doit recevoir le Malawie au Bénin, ne disposant pas, à cette époque là, d'un stade homologué FIFA.
Nous sommes à Cotonou, au Bénin. Les "Anglais," dont Zaha rejoignent la sélection. Au dîner, du riz est servi. Du très bon riz cette fois-ci. Mais Zaha a eu l'écho du riz de Maputo. En se servant, les joueurs se chahutent en évoquant la qualité de ce riz au Mozambique. Quand Zaha arrive, il se sert, par précaution, une petite portion de riz dans une large assiette. Et cela se remarque tout de suite. Quand on lui explique que ce riz est plutôt bien fait, il n'en fait aucun problème. Et tout se déroule sans le moindre couac. Les joueurs finissent le dîner et regagnent leurs chambres.
Voici la vérité, selon notre source, sur l'affaire du "riz à l'huile de zaha".
Ce sont les interprétations qui en ont été faites qui ont participé à ternir l'image du joueur. Et la sortie récente du sociétaire de Charlotte( USA) explique sûrement cela.
Le "rôle" de Gradel
Ce n'est pas un secret. Max Alain Gradel grattait difficilement des minutes de jeu sous Jean-Louis Gasset. En dépit de son statut de cadre et de vice-capitaine à l'époque, il cirait durement le banc. Une situation qu'aucun compétiteur n'admet. Et comme Zaha et lui luttaient le même poste d'attaquant droit ou gauche, une aubaine pour l'ancien capitaine des Éléphants d'attiser le feu quant à la situation Zaha devenue une affaire au fil du temps. Plus proche des dirigeants et joueurs, comparativement à Zaha, Gradel fait le sale boulot souterrain selon notre même source. La situation se dégrade, pourrit même et Zaha est écarté.
De son côté, toujours selon notre source, Idriss Diallo, le patron de la Fédération, ne prend pas le temps de bien cerner la situation qu'il prend une décision que notre source fédérale qualifie de hâtive. Aux dernières nouvelles, il aurait demandé, à un moment, au sélectionneur Faé de rappeler Zaha. C'est la raison pour laquelle ce dernier avait effectué le déplacement de Galatasaray, en Turquie, pour voir le prolifique attaquant. " J'ai échangé avec Wilfred. La porte de la sélection ne lui est pas fermée", avait affirmé Faé en son temps.
D'ici là beaucoup d'eau a coulé sous le pont. Et l'affaire Zaha reste pendante à la Fédération et chez les Éléphants.
De Kiper Thibée David
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