Yopougon a terminé sa Semaine de l’Indépendance en beauté. Vendredi soir, au Village installé à Sogéfia Terminus 47, la grande soirée de clôture a offert au public un cocktail explosif de musique, de danse et de mode, sous la présidence du député-maire Adama Bictogo.

Après une journée historique marquée par le grand défilé civil et militaire du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, la commune a remis le couvert dans une ambiance de fête populaire. Sur scène, les générations se sont croisées, donnant à cette ultime soirée des allures de grand rendez-vous de la culture ivoirienne. La musique a occupé une place de choix. Figure historique du zouglou, Didier Bilé a fait vibrer le public, rappelant au passage les racines d’un genre musical devenu l’un des marqueurs de l’identité culturelle ivoirienne. À ses côtés, le doyen Luckson Padaud, créateur du Laba Laba, a également marqué les esprits. Le maire Adama Bictogo lui a d’ailleurs rendu un hommage appuyé, évoquant une amitié vieille de plusieurs décennies. Team 2 Poy, VDA, Mini Choc et Les Leaders ont ensuite assuré le relais, offrant au public un plateau mêlant les grandes figures de la musique ivoirienne et les talents de la scène contemporaine.

Le Biama, nouvelle arme culturelle de Yopougon
La fête n’était pas uniquement musicale. La danse a également occupé le devant de la scène avec un concours consacré au Biama, nouvelle danse qui connaît un véritable engouement auprès de la jeunesse ivoirienne.
Six jeunes danseurs de Yopougon se sont affrontés devant un public particulièrement enthousiaste. Entre prouesses techniques, créativité et ambiance survoltée, la compétition a confirmé la place grandissante du Biama dans le paysage culturel local.
Après le zouglou et le coupé-décalé, Yopougon semble ainsi vouloir écrire une nouvelle page de son histoire culturelle avec cette danse portée par sa jeunesse.
La mode ivoirienne défile sous les projecteurs
Autre temps fort de la soirée : le défilé de mode. Plusieurs créateurs ont présenté leurs collections, mettant en lumière le savoir-faire et la créativité de la mode ivoirienne. Parmi les stylistes présents, Betty Fashion, originaire de Ferkessédougou, a séduit avec ses créations mêlant modernité et inspiration traditionnelle.

Son parcours, marqué notamment par des distinctions au SACTA et au FUMOA, témoigne de la vitalité des talents venus de l’intérieur du pays. Ketoh Kouassi Mensan, patron de la marque Keth Menson basée à Songon, a également présenté ses créations. Son riche palmarès, avec notamment deux Ciseaux d’argent à Ivoire Mod’Or, plusieurs distinctions au SACTA et au FUMOA, ainsi que des récompenses plus récentes, a confirmé son statut dans l’univers de la mode africaine.
Le public a également découvert l’univers de Sampego Souleymane, promoteur de la marque YIKY et spécialiste de la mode masculine à Yopougon Gesco, ainsi que celui de Diomandé Saty Marie Rose, présentée comme une ambassadrice du style africain et habituée des grands podiums de la mode.

Cette grande soirée est venue mettre un point final à une semaine exceptionnelle pour Yopougon. Pour la première fois de son histoire, la commune a accueilli la célébration officielle de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire. Le défilé civil et militaire du 7 août, organisé sur le Boulevard de la Solidarité, avait déjà placé Yopougon sous les projecteurs. Le passage d’un imposant char conçu par le chorégraphe George Momboye, présentant la commune comme « la Côte d’Ivoire en miniature », avait donné une dimension spectaculaire à l’événement.
À la sortie de la cérémonie, Adama Bictogo avait d’ailleurs parlé d’un « nouveau départ pour Yopougon ».

Quelques heures plus tard, le Village de l’Indépendance est venu donner corps à cette ambition : faire de la commune un espace où se rencontrent culture, jeunesse, création et célébration populaire.
Avec cette clôture riche en sons, en couleurs et en créativité, Yopougon referme donc les portes de son Village de l’Indépendance.
Francis Aquey


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