Le président français Emmanuel Macron a promis, dimanche soir, que les personnes impliquées dans les actes de violence et de pillage qui ont touché plusieurs villes françaises lors des manifestations de samedi contre la vie chère seraient tenues responsables de leurs actes.
Le président français, Emmanuel Macron a décidé de réagir à la situation difficile que vit la France en ce moment.
Dans une allocution télévisée adressée aux Français, il a exprimé sa « colère et sa honte » face aux scènes de dégradation, il a annoncé un renforcement des mesures sécuritaires et judiciaires, pouvant aller jusqu’à l’interdiction de certains rassemblements. De son côté, le ministère de l’Intérieur a fait état de l’arrestation de 2.397 personnes et de 997 policiers et gendarmes blessés.
Emmanuel Macron a également indiqué que les violences
survenues dans le pays samedi 17 octobre avaient été commises par des personnes
qu’il a décrites comme appartenant à des groupes d’extrême gauche, auxquels se
sont joints de nombreux délinquants.
Il les a accusées d’avoir perpétré des violences sans
précédent contre des commerces, des bâtiments publics et des sièges de mairies,
s’interrogeant avec indignation : « Comment des Français peuvent-ils faire
cela à la France ? ».
Le président français a toutefois tenu à distinguer les
participants venus exprimer leurs revendications de ceux qui se sont livrés à
des actes de vandalisme. Il a en ce sens estimé que « plusieurs
centaines de milliers » de manifestants avaient des « revendications
légitimes », appelant à ne pas les « confondre » avec
« ceux qui ont détruit, cassé, pillé ».
Emmanuel Macron a également insisté sur la nécessité de
faire répondre les auteurs de ces actes de leurs agissements. « Ceux
qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser »,
a-t-il déclaré, en adressant son soutien aux commerçants et artisans touchés
par les pillages.
Le chef de l’État a, par ailleurs, appelé les partis politiques ainsi que les organisations professionnelles et syndicales à condamner clairement les violences. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, il a plaidé pour que les débats politiques se tiennent dans les cadres institutionnels plutôt que dans la rue. Il souhaite ainsi des discussions « avec les partis et non pas dans la rue, par la violence ».
François Kanté


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