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Entretien avec Serge Vremen, Président de la FINS: " On aurait pu éviter le blocage au CNO si ..."

Publié le Mer 13 Mai 2026 | Modifié le Mer 13 Mai 2026 | 27 Vue(s) | [11 interviews]

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Le Président de la FINS ne compte aller jusqu'au bout de cette procédure.

Président de la Fédération ivoirienne de Natation, Serge Vremen Yvon a animé une conférence de presse, ce mardi 12 mai pour dire sa part de vérité sur le blocage au niveau du CNO-CIV. Après son propos liminaire, il s’est ouvert à la presse pour les questions. Décryptage !

Bonjour président. Avoir vous avoir suivi, vous avez expliqué ce conflit qui vous lie au CNO-CIV. Si c’est cela, qu’est-ce qui explique la présence des présidents de fédérations à vos côtés ?

 

Aujourd'hui, c'est simplement un soutien. Un soutien face à l'injustice. C'est aussi simple que ça. Ils sont membres actifs du CNO-CIV. Eux-mêmes sont à l'intérieur. Eux-mêmes ont constaté un certain nombre de manquements.

Ils l'ont signalé depuis quasiment deux ans. Et aujourd'hui, ils constatent le saumon. Et sachez qu'avant tout, étant membres actifs, ils étaient tous conduits à la date de la 2ème élection. Ils ont constaté la suspension. Ils se sont approchés de nous pour savoir ce qu'il en était. Et après explication, après avoir fourni, comme à vous, tous les éléments, ils ont constaté que c'était simplement une injustice. Et, ils ont décidé aujourd'hui de nous soutenir pour cette conférence. C'est simplement ça. Oui, c'est ça.

Bonjour Président. Bonjour à vos collègues qui sont là. Je suis Sanh Sévérin. Je suis le directeur en chef du magazine Abidjan Sport. Je suis consultant sur LA 3. Qu'est-ce que ça vous fait de voir un homme de droit ne pas respecter le droit, notamment la textes ?

Merci M. Sanh Sévérin. Cette question, je me suis posée pendant plusieurs jours, véritablement, je dirais, sans avoir de réponse. La seule réponse qui me viendrait, c'est que c'est une réaction pour moi. C'est simplement comme ça que je pouvais répondre. Sinon, tout ce que je viens de vous dire existe bel et bien dans les textes. On n'a absolument rien fabriqué. La question, je l'ai résumée en disant, c'est le ministère qui donne les agréments. Si le ministère dit qu'il donne un agrément, pourquoi quelqu'un d'autre ne le dirait-il pas ? C'est la Fédération Internationale qui, elle aussi, donne son agrément au plan international. Et la preuve, les athlètes ivoiriens ont quitté l'Algérie hier soir, puisqu'ils y sont pour les championnats d'Algérie. Ils sont arrivés à 1h du matin. Donc, vous voyez très bien qu'on participe aux compétitions internationales. On est reconnus par l'international. On est reconnus par l'international, sauf par le CNO-CIV. Donc, face à ça, pour moi, la question n'est plus une question de juristes, mais de droits. Pour moi, c'est une question de l'égalité nationale.

 Monsieur le Président, à quand les compétitions nationales ?

Cette question est très facile, parce que c'est l'une des clés. Beaucoup ne l'ont pas compris. Si vous regardez aujourd'hui, vous constatez que la piscine d’Etat est toujours fermée. La question qui s'est toujours posée pour nous, c'est que lorsqu'on délocalisait nos compétitions, on avait tendance à penser que ce n'était pas des compétitions. Au mois de mars dernier, on a fait une compétition au Golfe. On en fait assez souvent à Dabou. Et le 16 mai, on a une compétition à Bingerville. Donc, nous faisons nos compétitions en fonction de la disponibilité des bassins. De mémoire, les gens ont toujours tendance à aller regarder la piscine d'Etat de Treichville. Je rappelle souvent qu'elle a été fermée de quasiment 2013 à 2019. Mais, on a bien pu nager. Et c'est pendant cette réorganisation qu'on a fait le meilleur palmarès de la natation du Royaume-Uni. Donc, les compétitions se font. Elles se feront, et bien évidemment.

Monsieur le Président, par rapport à cette situation au CNO, est-ce qu'il y a d'autres issues ? Est-ce qu'on va faire une sorte de recours au CIO ? Et si le CIO ne vous adoube pas ?

 Je crois que j'ai recherché partout, dans tous les livres, au-delà des livres de droits, nulle part, je n'ai constaté qu'un membre d'une association ne doit pas participer aux activités de l'association. Donc, je doute que le CIO, quelles que soient les lunettes qu'il utilise, pour cette lecture-là, ne pourra absolument pas nous donner tort. Une chose pour laquelle nous sommes face à vous.

L'affaire a daté, je vous ai dit, on a été capable de partir au tribunal arbitral des sports. Donc, qu’il s'attend aussi à ça, si cela est nécessaire. Après, vous voyez tous sur cette table, les présidents des fédérations, nous sommes tous des sportifs. On a un esprit sportif. Jamais, on est en lutte avec quelqu'un d'autre. On est simplement là pour qu'on respecte nos textes. On a choisi nos textes à nous-mêmes, et à nous de choisir.  Et d'ailleurs, nulle part dans nos textes, je pense qu'on en parle. Il existe cette situation de vacances. Peut-être que nos textes, en tout cas, il va falloir les améliorer.

 

 Merci beaucoup, Président. Apparemment, cette conférence donne l'impression d'impuissance face au CNO.  Je dis « donne l'impression ». Parce que derrière ce que vous venez de nous présenter, on a envie de savoir quelles sont véritablement vos autres voies de recours par rapport à ce dialogue de sourds que veut installer le CNO vis-à-vis de la situation que vous présentez ? Quelles sont vos véritables voies de retour ? Est-ce qu'en dehors de cette conférence, il y a un « be to be » qui est envisagé, ou cette porte est totalement fermée ?

 

En tout cas, nous, il n'y a pas d'arrêt de puissance. Les étapes de retour se présentent à nous) en fonction de l'évolution de la situation. Avant la date du 30 avril, que le CNO soit assigné, bien évidemment, comme je l'ai dit, on a eu plusieurs échanges. Mais ils n'ont jamais voulu nous écouter. Ils ont eu ce qu'ils ont eu. Mais nous n'avons pas répondu.  Aujourd'hui, leur mandat est expiré. Qui, aujourd'hui, est dans la condition de la « non » pour ouvrir la porte de CNO ? Donc, s'ils veulent qu'on passe à une autre étape, mais nous, nous sommes une fédération, il faut qu'ils sachent, le CNO, que nous nous avons créés depuis 1961. Le CNO existe depuis août 1961 et est validé en 1962. Et donc, nous, nous sommes membres fondateurs. La Fédération ivoirienne de Natation est membre fondateur du CNO. La fédération ou la délégation est membre fondateur parmi les sept quasiment qui était présente depuis 1962 pour créer le CNO. Je ne peux pas accepter que moi, étant président de la fédération, que le CNO nous mette dans une disposition d’exclusion.   Il est stipulé qu'on ne peut pas convoquer quelqu'un simplement si l'AG a décidé de l'exclure ou de le suspendre. C'est-à-dire qu'on a un accord, l'AG n'ayant pas décidé, je peux mentir, on n'est pas assis face à vous. Mais il y a d'autres présidents qui sont à l'intérieur de cet AG-là.  Les autres voies de recours vont en évolution. La première étape, d'abord, c'est la confrontation qui est faite.  Là, aujourd'hui on parle de la fin de ce mandat et des observations sur la conduite à tenir.

Aujourd'hui, l'Assemblée Générale a été suspendue et face à cette situation, allez-vous aller faire la demande de la suspension du comité exécutif qui est là ?

Nous sommes aujourd'hui le 12 mai 2026. Je peux vouloir dire que les délais de carence ne sont pas encore passés. On attend. Le comité bipartite a été mis en place par le ministère.  Vous dites non aujourd'hui que le ministère ne va pas se mêler des affaires.  Pourquoi vous avez accepté, dans ce cas-là, de participer au comité bipartite alors que le ministère ne va pas se mêler des affaires de l’organisme ? À partir de ce moment-là, les règles auraient été déjà déterminées. Vous avez participé, les conclusions sont courues, et vous dites non.  Posez-vous la question. C'est inexplicable. J'ai été patient pendant deux ans. Ils voient où on a été capable d'aller. Ils voient où j'ai été capable d'aller déjà au TAS. Ils voient où j'ai été capable d'aller maintenant. Il faut qu'ils s'attendent à autre chose.

Excusez-moi, mais j'ai fait un constat. J'ai l'impression que vous vous gênez. Que ce soit au niveau sportif ou au niveau politique. Qu'est-ce qui se passe ?

 Merci pour la question.  Pour faire le sujet simple, vous savez, de nature, même quand on donne des conseils, on dit souvent, la vérité rougit les yeux, mais ne les casse pas. C'est peut-être que j'ai tendance à faire rougir un peu trop les yeux. Et les gens n'ont pas envie de porter les garces sur moi pour avoir les yeux mous. C'est simplement pour ça. On peut donner l'impression de gêner, mais non, on ne gêne pas. Comme je dis, on est des sportifs. On se présente sur un podium, on compétit, on est battu, on se prépare pour la prochaine, ainsi de suite.

C'est la règle même de l'Olympisme. Donc, moi, j'ai décidé de porter à votre connaissance tous ces faits pour justement éviter que demain, un doigt accusateur soit porté en disant que c'est la natation qui, par ses attitudes, aurait créé un blocage. Non, la natation n'a rien créé du tout. Bien avant que la décision de suspension arrive, on aurait pu s'asseoir et s'entendre. Bien avant que cette décision arrive, on aurait pu trouver un terrain d’entente. Si on estimait que je n'étais pas dans mes droits, m'exclure, je n'allais pas être présent devant vous. Parce que le CNO, elle est le représentant des fédérations internationales. Donc, on doit avoir entre nous une forme de synergie dans le travail.

 

Monsieur le président, êtes-vous candidat pour la présidence du CNO-CIV ?

Ah non, si je l'avais été, justement, j'allais comprendre pourquoi tant de flèches. Absolument pas. Alors là, pas du tout. J'ai déjà du mal à gérer ma fédération. Donc non, absolument pas. J'aurais été candidat que j'aurais compris. Justement, cette attitude, c'est humain. Mais je ne le suis absolument pas. Je suis électeur. Et je dirais éligible. Ayant dénoncé à ma qualité d'éligible, je reste électeur à eux de me convaincre, tant soit-il qu'ils veulent continuer.

S'ils ne veulent pas continuer, tant mieux, ou tant pis. Moi, je cherche tous ceux qui veulent être candidats et qui vont venir me convaincre sur leur projet, et je vais y adhérer. Et s’il y a une autre équipe qui se présente, l'équipe sortant doit comprendre que j’opte pour cette nouvelle équipe-là.

 

Propos recueillis par Francis Aquey

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