Le Grand Hôtel dans la commune du Plateau a accueilli la cérémonie d'ouverture de la dixième session internationale délocalisée de formation en droit international des droits de l’Homme, le lundi 4 mai 2026. Magistrats, avocats, militaires et membres de la société civile seront outillés, durant une semaine, sur les qualifications des crimes de guerre, la documentation des violations et le dialogue avec les juridictions internationales.
Cette année, le thème est ''Droits international pénal et droits international humanitaire''. Les 90 auditeurs verront leurs capacités renforcées face aux violations, ce qui leur permettra de promouvoir une justice plus efficace contre l’impunité.
« Nulle autorité, nul rang, nul statut ne peut constituer un bouclier contre la justice internationale », a déclaré Alexandra Heldt, la directrice Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté. Elle exprimé sa fierté de voir cette session de formation atteindre « dix ans d’engagement ». Non sans rendre hommage à la Fondation René Cassin pour son partenariat exemplaire. Selon elle, le droit international pénal constate à juger après les conflits et le droit international humanitaire lui protège pendant les conflits.
Représentant le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits de l'Homme, Jean Sansan Kambilé, son directeur de cabinet Bernard Kouamé, a relevé « de nombreuses atteintes aux droits de l’Homme résultent fondamentalement de la méconnaissance des droits ». Saluant l’engagement de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, le Conseil national des droits de l'Homme (Cndh), le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et l’ambassade de Corée auprès de la Côte d’Ivoire. À l'en croire, ces partenaires techniques et financiers ont fait de la Côte d'Ivoire « un point original de formation en matière des droits de l’Homme ».
Le Représentant résident adjoint du Pnud e' Côte d'Ivoire, Ollivier Gaël, a insisté sur le fait que « partout sur la planète, nous voyons des violences qui s’installent, des conflits qui perdurent, des civils qui paient le prix le plus lourd ». Il a appelé à ne jamais laisser les exécutions sommaires ou les violences sexuelles devenir « normales ni anonymes ». Se félicitant des progrès réalisés par la Côte d’Ivoire en matière de droits de l'Homme. Et d'inviter les participants à être des « sentinelles de la dignité humaine ».
Le directeur de la Fondation René Cassin, Sébastien Touzé, a affirmé que la dixième session formation revêt une signification plus profonde, surtout en cette période marquée la guerres au Soudan, en Ukraine, à Gaza... « Le droit international humanitaire repose sur une affirmation fragile mais immense, même la guerre a des limites », a-t-il mis en garde. Souhaitant que soit appliquée une justice pénale internationale « irréprochable dans sa méthode, cohérente dans ses priorités et universelle dans ses exigences ».
Pour sa part, le président du Cndh, Dr Christian Arnaud Adjélou, dont l'institution accueille la formation, a souligné que la Côte d'Ivoire a ratifié « la quasi-totalité des instruments internationaux », marquante son engagement pour les droits de l’Homme.
F. Aquey avec sercom


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