Dans une déclaration lue par sa porte-parole, Me Habiba Touré, l’ancien président de la République, Laurent Gbagbo, est revenu sur la décision du Conseil constitutionnel du 8 septembre 2025 qui a validé la candidature du président Alassane Ouattara pour un autre mandat.
Depuis le rejet de sa candidature, le 08 septembre 2025, le Président Laurent Gbagbo a décidé de rompre deux semaine après.
Son objectif,
précise Laurent Gbagbo, n’est pas de contester les institutions de la Côte
d’Ivoire.
« Bien au contraire. Il s’agit de leur rappeler
que leur force et leur légitimité ne viennent pas d’elles-mêmes mais du peuple,
et du peuple seul », fait savoir Me Habiba Touré sa porte-parole.
Dans sa déclaration, Laurent Gbagbo fait savoir
qu’il ne partage pas les décisions du Conseil Constitutionnel concernant la
validation de la candidature du Président Alassane Ouattara, et l’invalidation
de son dossier à lui.
Il estime que ces décisions ne sont pas de nature à
consolider la cohésion sociale.
« Gouverner, c’est préparer la paix et la
réconciliation pour l’avenir », dit-il.
Pour lui, s’appuyant sur l’histoire de la Côte
d’Ivoire, il urge de laisser en héritage, la paix aux générations futures.
« Le Président Henri Konan Bédié n’est plus.
Parmi ceux qui ont eu la charge suprême de conduire la nation, il ne reste
désormais que deux hommes : Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.
Cette réalité crée un devoir supplémentaire. Car
l’histoire retiendra non seulement ce que chacun a fait quand il était au
pouvoir, mais aussi ce qu’ils auront légué au moment de le quitter »,
dit-il.
« Aujourd’hui encore, il est de leur
responsabilité historique, de transmettre à ce pays une Côte d’Ivoire en paix,
réconciliée et respectueuse de ses propres règles », lit-on dans la
déclaration.
« Il n’est pas trop tard », fait savoir Laurent Gbagbo.
François Kanté



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