L’Assemblée Générale ordinaire élective de l’ASEC Mimosas, qui se tient ce dimanche à la Bourse du Travail de Treichville, est marquée par une sortie particulièrement virulente de Roger Ouégnin. Le président du Conseil d’administration du club jaune et noir a vertement critiqué l’attitude de certains dirigeants de clubs ivoiriens face aux difficultés financières auxquelles ils sont confrontés.
Au cours de l'Assemblée générale de l'ASEC Mimosas, ce dimanche 23 août 2026, le PCA du club Jaune et Noir a fait une sortie musclée.
Dans son adresse devant les actionnaires de l’ASEC Mimosas, Roger Ouégnin n’a pas mâché ses mots. Il s’est notamment insurgé contre les revendications de présidents de clubs qui conditionnent leur participation aux compétitions ou aux assemblées générales à l’obtention de subventions. « Les présidents de clubs de Côte d’Ivoire sont des gamins. Donnez-nous 300 millions sinon on bloque le championnat. Donnez-nous ceci sinon on bloque l’AG. Ce sont des gamins », a-t-il lancé.
Pour le patron de l’ASEC Mimosas, la construction d’un club solide ne peut reposer durablement sur les aides publiques. Il estime que les dirigeants doivent avant tout faire preuve d’imagination et développer des modèles économiques capables d’assurer l’autonomie de leurs structures. « Un club se construit. On ne compte pas sur des subventions pour bâtir un club. Il faut des idées », a-t-il martelé.
« Je n’ai jamais bénéficié d’une aide publique »
Roger Ouégnin a ensuite cité l’ASEC Mimosas comme exemple de cette philosophie. Selon lui, le club jaune et noir s’est développé grâce à une stratégie basée sur les idées et la stabilité, plutôt que sur les financements publics.
« Je n’ai jamais bénéficié d’une aide publique. Nous avons bâti l’ASEC Mimosas avec des idées », a-t-il affirmé.
Revenant sur son arrivée à la tête du club en 1989, le dirigeant a rappelé que l’ASEC Mimosas traversait alors une période d’instabilité. « Il y avait beaucoup de coups d’État à l’ASEC Mimosas », a-t-il expliqué, avant de souligner que son passage aux commandes a permis d’instaurer une certaine continuité dans la gestion du club. Pour Roger Ouégnin, la longévité et la stabilité constituent des éléments essentiels dans la construction d’une institution sportive performante. Plus de trois décennies après son arrivée, il revendique ainsi une gestion fondée sur la vision, l’organisation et la recherche de solutions propres au club.
Cette sortie intervient dans un contexte où plusieurs dirigeants de clubs ivoiriens réclament un soutien financier plus conséquent pour faire face aux charges liées aux compétitions et au fonctionnement de leurs équipes.
À la Bourse du Travail de Treichville, les propos du président du Conseil d’administration de l’ASEC Mimosas devraient certainement alimenter les débats dans le football ivoirien. Entre ceux qui réclament davantage d’accompagnement financier et ceux qui prônent l’autonomie des clubs, le débat sur le modèle économique du football ivoirien est plus que jamais ouvert.
Francis Aquey


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