Malgré l’élimination prématurée de ses quatre représentants en compétitions africaines, la Côte d’Ivoire conserve ses quatre places continentales. Mais les contre-performances répétées pourraient, à terme, menacer ce précieux acquis.
L’élimination des quatre représentants ivoiriens des compétitions interclubs de la CAF ne constitue pas seulement une déconvenue sportive. Elle représente également un sérieux avertissement pour le football ivoirien dans la course au classement quinquennal des associations de la Confédération africaine de football (CAF).
En effet, ce classement détermine le nombre de représentants accordés à chaque championnat dans les compétitions interclubs africaines. Les associations les mieux classées peuvent ainsi bénéficier de quatre places, réparties entre deux en Ligue des champions et deux en Coupe de la Confédération.
Les quatre places ivoiriennes sont-elles en danger ? Pas dans l’immédiat. Le zéro pointé enregistré cette saison ne signifie nullement que la Côte d’Ivoire perdra automatiquement l’un de ses précieux billets lors de la prochaine campagne. Actuellement 11e avec 30 points, elle dispose encore d'une avance confortable sur ses poursuivants directs, notamment le Nigeria (12e, 19 points), la Libye (13e, 15 points), le Congo (14e, 14 points) et la Zambie (15e, 13 points).
Cette marge constitue certes un matelas de sécurité, mais elle ne doit pas conduire à un excès de confiance. Car, dans un classement établi sur la base des performances cumulées sur plusieurs saisons, les contre-performances répétées peuvent progressivement faire perdre du terrain à un championnat. À terme, le football ivoirien pourrait donc voir son contingent africain revu à la baisse.
À l'inverse, de meilleures campagnes continentales permettraient aux clubs ivoiriens de reprendre des points, de consolider la position du pays et de préserver ses quatre représentants.
Le signal d'alarme est donc lancé. Au-delà de la déception de cette saison, les clubs ivoiriens doivent rapidement retrouver leur compétitivité sur la scène continentale. Car l'enjeu dépasse les ambitions individuelles des formations engagées : c'est aussi le rang du football ivoirien en Afrique et sa capacité à maintenir quatre représentants dans les compétitions de la CAF qui sont en jeu.
Francis Aquey


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