Le Directeur Général des Sports et de la Vie Fédérale était face à la presse le mardi 5 mai 2026 pour décliner les missions de son département. Il a saisi la perche pour entretenir la presse sur les relations entre le ministère des sports, les Fédérations et le Comité National Olympique.
La collaboration n’a pas toujours été au beau fixe entre le ministère des sports, les fédérations sportives et parfois le comité national olympique. Notamment lors des arbitrages des crises qui minent régulièrement ces entités. Face à la presse, le mardi 5 mai 2026 au stade Félix Houphouët-Boigny, le Directeur Général des Sports et de la Vie Fédérale, Doumbia Adama a été, on ne peut plus clair, sur ces situations qui tendent à jeter le discrédit sur ce département ministériel. « S’agissant du comité national olympique, nous avons des rapports des plus fluides. Dans la préparation des athlètes pour les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar. Vous avez vu également le niveau de collaboration, même dans la gestion des crises. Lorsque Monsieur le Ministre a mis en place un comité bipartite pour statuer ces crises. Et cela a donné lieu à des scènes de travail concertées. Qui a donné lieu à une déclaration publique sous forme de communiqué. Maintenant libres aux uns et aux autres de faire des observations. Ça reste des observations, pas plus que cela. Je pense que la Côte d’Ivoire est un pays organisé. Et tout se fait conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur. S’il se trouve que certains acteurs se sentent lésés par une décision, quelle qu’elle soit. Les voies de recours existent. C’est cela l’Etat de droit », a-t-il fait comprendre.
Il a saisi la perche pour louer le courage des présidents de Fédérations. « Je voudrais remercier les présidents de Fédérations qui font d’énormes sacrifices. Ils ont d’énormes difficultés mais ils se mettent au-dessus de ces difficultés pour assurer la promotion de leurs disciplines sportives. Je voudrais au nom du ministre les remercier. Je voudrais remercier le comité national olympique qui, dans ses missions, apporte beaucoup au développement du sport, dans l’encadrement des fédérations sportives. Dans les conseils en tant que structure consultative du ministère des Sports. Avisé dans la prise en charge de la participation de la Côte d’Ivoire à des compétitions internationales. Le ministre entend s’appuyer sur cet outil de promotion du sport en Côte d’Ivoire. Je voudrais m’inscrire dans cet élan du ministre. « Nous vivons en société. Et, à partir du moment où on vit en société ou plusieurs intelligences se rencontrent. Il peut y avoir des difficiles collaborations. Il y a des conflits qui peuvent naitre. Et, il y aura toujours des conflits. Ce qui est important, c’est de pouvoir faire face à ces conflits avec responsabilité, dans la plus grande froideur pour prendre des décisions qui s’imposent en âme et conscience conformément aux dispositions légales. Je veux parler des décrets, des arrêtés ainsi que de tout texte qui vient régir un secteur donné. En mettant en lumière les statuts dont se dotent les clubs et les fédérations lorsqu’ils veulent se créer. Les statuts contiennent des éléments pour réguler les conflits en leur sein et enfin vous avez les juridictions ivoiriennes qui sont outillées pour tel ou tel conflit. Le ministère et les autres, nous sommes tous témoins de faits », a-t-il fait savoir.
Et de prendre l’exemple de la crise au Taekwondo. « Je prends le cas du taekwondo. Il y a eu une élection. Il y a eu des recours en annulation. La faitière internationale s’est saisie du dossier et a pris des décisions. L’élection a été reprise. Et, celui qui a gagné a gagné. Le ministère s’est totalement aligné sur l’arbitrage de la faitière internationale. Et, il ne saurait en être autrement. Les fédérations se créent conformément aux lois ivoiriennes. La seule entité qui octroie l’agrément en Côte d’Ivoire jusqu’à preuve du contraire, c’est le ministère, c’est l’Etat. C’est le ministère qui octroie sur la base de la loi relative au sport et de son décret subséquent. Notamment le décret portant conditions d’octroi de subvention et de l’agrément. Le ministère délivre ou pas l’agrément aux fédérations qui sollicitent cet agrément. C’est l’Etat qui reconnait les fédérations. Et les encadre à travers les unités administratives. Dans leur fonctionnement, les fédérations sont libres d’adhérer aux organisations internationales de leur choix. Mais la Côte d’Ivoire est un Etat de droit. Les lois ivoiriennes sont ce qu’elles sont mais ce sont elles qui régissent la vie au sein de la société. Et, il ne saurait en être autrement. Sauf cas spécial », a-t-il insisté. Mieux, il a rassuré que « Le ministère des Sports n’est l’ami de personne, le ministère des sports n’est l’ennemis de personne. C’est un organisme gouvernemental qui a des missions très claires. La direction générale des sports, qui est également une composante de ce ministère a des missions très claires et entend les mettre en œuvre avec le concours de tout le monde. Fédérations, clubs, comité national olympique, presse, fédérations internationales », a-t-il conclu…
Francis Aquey


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