Le Président de la Fédération ivoirienne de Natation et Sauvetage, Serge Yvon Vremen a animé une conférence de presse ce mardi 12 mai 2026 pour expliquer tout ce qu’il s’est passé au CNO de 2024 à au blocage de l’AG élective du 2 mai 2026. Déclaration…
Mesdames, Messieurs,
Vous avez été conviés ce jour aux fins de vous faire l'économie de ce qu'on pourrait appeler Crise au sein du CNO-CIV. Je vous demanderai de bien suivre la chronologie des faits, les arguments formels des parties afin d'en avoir toute la substance de cette situation.
Cette situation d'imbroglio volontairement créé et alimenté, on le verra plus loin, dont les prémices datent d'un peu plus de deux ans aurait pu voir fin avec à la fois le communiqué du 29 avril 2026 produit par le Ministère en charge des Sports et la décision de justice du 30 avril 2026 demandant la réintégration des membres actifs du CNO-CIV injustement écartés.
Voilà que le 04 mai 2026, le CNO produit un communiqué, couteau entre les dents, contraire à l'esprit olympique, remettant en cause toutes les décisions prisent à la suite d'un très long processus d'écoute.
Ce communiqué du CNO-CIV du 04 mai 2026 étant d'une gravité tant dans la forme que dans le fond et surtout mettant en péril les prochaines échéances olympiques, les jeux de la jeunesse 2026 et Los-Angeles 2028, il nous oblige à vous fournir tous les détails de cette situation, afin que nul n'en ignore des responsabilités.
Ainsi:
1- Le samedi 30 avril 2022, M. N'GOAN est élu Président du CNO-CIV. L'article 40 des statuts du CNO-CIV donne primauté à la charte Olympique en toute interprétation des textes nationaux. Conséquemment on peut juste savoir ce que dit la Charte olympique sur l'élection des Présidents des CNO, elle dispose en ses textes d'application des règles 27 et 28, notamment en son point 1.5 Les dirigeants et les membres de l'organe exécutif d'un CNO doivent être élus, conformément aux statuts du CNO, pour un mandat qui ne dépasse pas quatre ans ; ils sont rééligibles. ». Nous ne sommes donc pas ici dans une affaire de « je t'aime plus». le mandat du Comité exécutif sortant a pris fin le 30 avril 2026. moi non
2- Conformément aux textes donc, une AG Elective est prévue pour faire face à cette situation et élire le nouveau Comité Exécutif. L'AG décide de la tenue le samedi 02 mai 2026 de cette AG Elective.
3- Bien qu'il ait été constaté plusieurs entorses aux règles dans les AG précédents la mise en place de l'AG d'appel à l'AG Elective, nous avons usé de la diplomatie sportive en alertant à plusieurs reprises le Comité Exécutif du CNO-CIV et le Ministère sur ces entorses. Le Comité Exécutif n'a jamais daigné répondre. Cette non-réaction est loin de l'image même de l'olympisme qui prône le respect de l'autre, même de son pire adversaire.
4- Ainsi le 30 mars 2026, le comité Exécutif émet les convocations à l'AG Elective qui aura lieu le samedi 02 mai 2026. La FINS ne reçoit pas de convocation, elle interpelle le CNO-CIV et la CEI CNO sur ce fait. La réponse officielle survient le 24 avril 2026 avec le Communiqué n°4 de la CEI/CNO qui indique avoir été saisie d'une contestation de la liste électorale provisoire par la FINS et elle dit:
a. Monsieur VREMEN serge se disant Président;
b. La commission Bipartite a conclu que la Fédération Internationale a délivré deux actes de reconnaissance à deux membres différents en promettant une mission de conciliation, cette situation crée une dualité de la représentation Natation en Côte d'Ivoire:
c. Qu'ainsi démontré la FINS ne peut prendre part aux travaux, les fédérations étant par principe représentées par leur Président.
5- Voilà que l'argument formel étant disponible et que tout ce qui est avancé est faux, nous n'avons d'autre choix que de demander au Tribunal de nous rétablir dans nos droits.
Relatez ainsi vous pourriez vous dire mais cela parait simple, suivez maintenant d'où proviennent les complications
6- La FINS a tenu son AG Elective le 07 octobre 2023, le mandat court pour 4 ans, le CNO CIV était bel et bien présent. Aucune élection n'ayant eu lieu entre temps, M VREMEN est Président de la FINS.
Le 17 janvier 2024, le CNO est saisi par un groupe de personnes qui sur la base de faux, d'ailleurs ils seront tous poursuivis pour faux et usage de faux, obtiennent un courrier de la fédération internationale qui les reconnaîtraient. Le problème c'est qu'il n'y a jamais eu d'élections, la preuve la justice a suspendu l'AG qui avait été convoqué, mais ce groupe en totale déni de justice a produit un PV d'AG pour se voir dit adouber par la Fédération internationale qui à cette suite à produit un courrier de reconnaissance. Face à tous ces faux, nous avons demandé au Tribunal arbitral du Sport à Lausanne de statuer qui après avoir inscrit l'affaire en appel à sur demande des parties conduit en règlement amiable, la fédération internationale ayant simplement constaté avoir été berné à rétabli les choses à son niveau, ainsi en date du 03 février 2026, elle a informé le CNO-CIV et le ministère de sa décision.
Est-ce le CNO qui décide de qui les Fédérations internationales doivent reconnaître ou c'est plutôt les procédures propres à ces entités qui donnent reconnaissance.
Pour faire simple, on nomme quelqu'un par Décret et deux ans plus tard on nomme un autre par décret pour le même poste et toi tu dis tu ne reconnais pas le nouveau, parce que il y'a deux décrets, si vous comprenez quelque chose expliquez-moi.
7- Le Ministère a produit ses conclusions de la commission bipartite, celle-ci sont en totale contradiction avec l'argument fourni par la CEI/CNO, nulle part il est fait cas d'une dualité au sein de la FINS.
Ici encore le CNO-CIV dit, bien que moi CNO-CIV ait été membre de ce comité, je ne suis pas d'accord avec les conclusions de ce comité sur la situation au sein de la fédération de natation. Le Ministère a décidé cela tout seul. D'ailleurs Monsieur VREMEN a été élu quand.
Le ministère qui donne l'agrément, dis, je donne l'agrément à cette entité et toi CNO tu dis je ne suis pas d'accord pour la natation, vas-y comprendre quelque chose.
Le CNO était présent à l'élection a signé et constat été fait par commissaire de justice, mais non vous ne reconnaissez pas votre signature.
Vous conviendrez que face à de tels agissements, totalement incompréhensible, on ne pouvait que demander à la justice d'intervenir.
8- Et là encore, le CNO va faire quelque chose d'encore plus incompréhensible, le juge demande les observations du CNO-CIV suite à l'assignation par la FINS, l'avocat du CNO dépose ces observations sur deux éléments. Le 1 serait que la FINS est membre actif du CNO-CIV et le 2ème serait qu'à ce titre elle se doit de se conformer aux statuts du CNO-CIV en son article 32 en déposant son recours devant le tribunal arbitral interne créé au sein du CNO-CIV, La FINS doit donc voir son recours rejeté.
Voyez vous-même, vous dites qu'il est membre, alors pourquoi ne l'avoir pas convoqué ou produit le PV d'exclusion ou de sanction ne lui permettant pas de recevoir une convocation.
9- Il est donc constant que pour la natation, le comité exécutif du CNO-CIV souhaite vaille que vaille avoir une autre lecture des textes et ne pas la voir participer aux AG, pour quelle raison allez y savoir.
10-Pour rappel en mai et juin 2024, malgré le fait que le Comité International Olympique a donné deux places universelles à la natation, le CNO a refusé d'inscrire les athlètes sur la délégation de Côte d'Ivoire devant prendre part aux JO Paris 2024.
11-Les textes du CNO-CIV sont clairs, l'article 15 des statuts stipule que « la convocation à une AG est adressée à tous les membres », l'article 9 des statuts stipule sur les droits des membres que << les membres actifs ont le droit de participer à l'AG avec voix délibérative et sont électeurs et éligibles s'ils remplissent les conditions prévues dans les statuts », enfin l'article 14 en son alinéa 1 stipule que « Seule une AG régulièrement constitué et régulièrement convoquée a le pouvoir de prendre des décisions. ».
Remarque est faite qu'aucun des arguments du CNO-CIV ne porte sur ces violations des textes.
On constate plutôt des éléments de langages loin du sujet :
Le Ministère des sports doit faire comme nous CNO-CIV prescrivons
Les Fédérations internationales ne sont pas reconnues
Les Fédérations nationales ne sont pas reconnues et tutti quanti.
12-Plus fort encore, le CNO-CIV reconnaît deux membres, les membres de la commission des Athlètes, alors que les deux représentants de cette commission ont vu leur mandat expiré depuis 2020. Ils ont été élus en 2016. L'article 5 des statuts stipule que: sont membres actifs deux représentants des athlètes (1 Homme & 1 Femme) élus par la Commission des athlètes du CNO-CIV...», l'article 20 des statuts stipule quant à lui que « le Comité Exécutif est composé de membres de droit et de membre élus comme suit: deux représentants d'athlètes (1Homme & 1Femme) élu par la Commission des athlètes du CNO-CIV... ».
13- Face à la rudesse des règles, nous osons difficilement croire que ces violations soient le fait d'un Comité Exécutif dirigé par d'éminents juristes.
14- Face aux faits ainsi relatés, vous conviendrez que nous ne pouvons simplement retenir que le Comité Exécutif du CNO-CIV veut diriger les fédérations internationales, le Ministère, les Fédérations nationales (ici particulièrement les fédérations de Judo et de Natation) mais pas le CNO-CIV car ils ne peuvent mieux connaitre les textes des autres structures que les textes du CNO-CIV.
15- Cette situation est au-delà de litiges sportifs ou de problème de gouvernance. Je vous laisse tirer vos propres conclusions.
Je vous remercie.
Propos retranscrits par Francis Aquey


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