À quelques semaines de l'élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), chaque mot prononcé par Malick Tohé est scruté, analysé et parfois interprété comme un indice supplémentaire de ses ambitions.
"En ce début de semaine, j'aimerais partager une conviction qui guide chaque projet ambitieux : un leader ne réussit jamais seul. Le véritable leadership ne consiste pas à tout faire soi-même, mais à savoir s'entourer de femmes et d'hommes de confiance, à reconnaître leurs talents et à leur donner les moyens d'agir. Une équipe soudée, portée par la confiance et le respect mutuel, est capable de relever les plus grands défis. Comme le dit un proverbe africain : « Si tu veux aller vite, marche seul. Si tu veux aller loin, marchons ensemble. » Excellente semaine à tous !'', a déclaré Malick Tohé, ce lundi 27 juillet 2027 sur sa page Facebook.
Tout se précise, sans doute! Premier vice-président de la Fédération Ivoirienne de Football, président du Club Omnisports de Korhogo et potentiel candidat face au président sortant Idriss Diallo, l'homme semble avoir choisi le terrain des idées plutôt que celui de la confrontation directe. Sa dernière publication de début de semaine (ce lundi 27 juillet 2026 sur sa page Facebook) n'a rien d'anodin. « Un leader ne réussit jamais seul », affirme-t-il, avant de rappeler que le véritable leadership consiste à savoir s'entourer, faire confiance aux talents et bâtir des équipes solides. Un message apparemment consensuel, mais dont la portée politique pourrait dépasser le simple exercice de motivation hebdomadaire. Dans le contexte actuel du football ivoirien, cette déclaration résonne comme une profession de foi. Elle intervient alors que les relations entre Malick Tohé et Idriss Diallo alimentent les conversations dans les milieux sportifs et que l'échéance électorale du 12 septembre 2026 se rapproche inexorablement.
Depuis plusieurs mois, Malick Tohé développe une vision structurée du football ivoirien. Dans ses différentes interventions médiatiques, notamment accordées à Bloomfield Review, il plaide pour une gouvernance moderne, une meilleure valorisation économique du football et une professionnalisation accrue des clubs. Son discours s'articule autour d'une idée forte : le football ivoirien doit devenir une industrie créatrice de valeur et non plus une économie de survie. Son message sur le leadership collectif semble s'inscrire dans cette même logique. En politique sportive comme dans la gestion d'une fédération, gouverner seul est souvent perçu comme une faiblesse. En mettant l'accent sur la confiance, le travail d'équipe et la valorisation des compétences, Malick Tohé esquisse peut-être déjà le portrait du dirigeant qu'il entend être si jamais il officialisait sa candidature.
Le proverbe africain qu'il cite n'a certainement pas été choisi au hasard : « Si tu veux aller vite, marche seul. Si tu veux aller loin, marchons ensemble. » Une phrase qui pourrait être lue comme un appel au rassemblement des acteurs du football ivoirien autour d'un projet commun. Faut-il y voir une pique adressée à la gouvernance actuelle de la FIF ? Rien ne permet de l'affirmer. Mais en communication politique, les symboles comptent autant que les déclarations officielles. À défaut d'avoir annoncé sa candidature, Malick Tohé continue de construire son récit : celui d'un dirigeant rassembleur, attaché à l'intelligence collective et convaincu que l'avenir du football ivoirien se bâtira avec l'ensemble de ses acteurs. Une chose est certaine : la campagne pour la présidence de la FIF se joue déjà sur le terrain des idées et du leadership. Et dans cette partie qui s'annonce passionnante, les mots pourraient bien peser autant que les programmes. Les candidatures sont ouvertes. L'on attend la suite des événements.
F. Aquey


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