À peine reconduit à la tête de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Yacine Idriss Diallo a affiché clairement la position de la Côte d’Ivoire sur la gouvernance du football mondial. Dans un contexte marqué par des débats et des tensions au sein des instances internationales, le président ivoirien a renouvelé son soutien à Gianni Infantino, actuel président de la FIFA.
La Côte d’Ivoire a choisi son camp. À l’occasion de son discours après sa réélection pour un second mandat de quatre ans, samedi 12 septembre 2026 à Yamoussoukro, Idriss Diallo n’a pas esquivé la question de la gouvernance du football mondial.
Alors que certaines voix s’élèvent contre la gestion actuelle de la FIFA, le président de la FIF a appelé à privilégier les critiques constructives, tout en respectant les règles et les institutions du football.
Pour Idriss Diallo, la position africaine doit tenir compte de la réalité et des intérêts spécifiques du continent. Il estime notamment que l’Afrique doit se souvenir de l’accompagnement dont elle a bénéficié de la part de la FIFA.
« Les problèmes de l’Afrique ne sont pas les problèmes de l’Europe, de l’Asie ou de l’Amérique. Nos problèmes à nous, nous les connaissons et la FIFA nous a aidés. En Afrique, la reconnaissance fait partie de nos valeurs », a-t-il déclaré.
Avant d’être encore plus explicite : « Pour l’heure, le président de la FIFA c’est Gianni Infantino, et il a notre soutien. »
Une déclaration qui sonne comme un message politique fort dans le paysage du football africain. Réélu à la tête de la FIF avec 123 voix sur 149 suffrages exprimés, Idriss Diallo entend ainsi maintenir une relation étroite avec les instances internationales.
Cette prise de position intervient au moment où le football mondial traverse une période de débats sur sa gouvernance et ses orientations futures. Pour le président ivoirien, les désaccords ne doivent toutefois pas remettre en cause les relations entre l’Afrique et la FIFA.
Avec ce soutien réaffirmé à Gianni Infantino, Idriss Diallo donne donc le ton de son second mandat : consolider les acquis, défendre les intérêts du football ivoirien et renforcer les relations avec la FIFA et la CAF.
Francis Aquey envoyé spécial


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