image
Chargement...
Publicité
Pub

Interview- Présidentielle 2025, Billon, Guikahué, CEI.../ L'Honorable Kouadio Kouakou Martin crache ses vérités et prévient!

Publié le Sam 25 Janvier 2025 | Modifié le Mar 28 Janvier 2025 | 775 Vue(s) | [30 articles]

Accueil | coup-de-gueule | article-interview-pr...


L'Honorable Kouadio Kouakou Martin pas content de Jean-Louis Billon

La présidentielle aura lieu en octobre 2025. A quelques mois de ce rendez-vous très important pour la Côte d’Ivoire, l’Honorable Kouadio Kouakou Martin, Député Bouaké Sous-Préfecture, Secrétaire Exécutif du Pdci-Rda, chargé de la chefferie traditionnelle, scrute l’actualité politique ivoirienne et se dit confiant pour la victoire du Pdci-Rda en 2025. Interview !

A 10 mois de la présidentielle 2025, comment se porte votre parti, le PDCI-RDA ?

Au plan national, le PDCI-RDA se porte très bien. Il n’y a que les aveugles qui ne veulent pas voir. Il n’y a que les sourds qui ne veulent pas entendre. Mais sinon, si on fait un sondage d’opinions aujourd’hui, de façon neutre tout le monde comprendrait où va le vent. Le Pdci-Rda, pour moi, au niveau national fait envie. Les gens viennent volontairement s’inscrire. Ils viennent volontairement prendre leurs cartes. On n’a jamais vu ça depuis longtemps. Sans qu’on ne leur fasse la cour, je précise.

 Qu'en est-il de la région de Gbêkê dont vous êtes originaire?

Au niveau de ma région, le Pdci-Rda a quelques difficultés. Il ne faut pas se le cacher. Au niveau de la région de Gbêkê. Ces difficultés sont dues au fait que des cadres que le parti a promus, ont retourné le poignard dans le dos du parti. Je ne veux citer personne. Pire, nous avions un cadre autour duquel nous nous sommes retrouvés quand certains sont partis. C’est le président feu Jacques Mangoua. Nous avons une campagne correcte où nous avons battu tout le monde. Pour nous couper l’herbe sous les jambes, ils n’ont trouvé d’autre argument que de le condamner. Au point qu’il n’a pu travailler. Dès lors, le point d’encrage a disparu. Mais nous nous battons toujours pour faire en sorte que le Pdci ne disparaisse pas dans la région. Ils sont nombreux, les cadres qui sont encore pour le PDCI. Mais nous avons besoin également d’un plan Marshall pour le PDCI à Bouaké. Même sur le plan économique, il faut un plan Marshall pour Bouaké. Au plan politique, il faut un plan Marshall pour Bouaké. Le Pdci doit faire un pare-feu autour de la région de Gbêkê pour limiter les incursions. Nous pouvons le faire et nous sommes capables. Si nous faisons un diagnostic, c’est au niveau de la commune que le mal est plus profond. Sinon, au niveau des périphéries, au niveau des autres départements, le fruit est encore bon. C’est au niveau de la grande commune de Bouaké que nous avons perdu tout. Et, nous devons travailler sérieusement en I TAï DOSHIN sans regarder les intérêts individuels. Si nous gagnons collectivement, nous gagnons ensemble. Mais si nous pensons avoir gagné individuellement, nous perdons tous.


 

Au niveau de Bouaké, nous sommes à 10 mois des élections. Vous avez demandé aux cadres de se mettre ensemble. Mais est-ce qu’il y aura le temps d’unir les cadres et commencer déjà à travailler ?

Oui, nous avons le temps. Des actions sont déjà posées. Le fait que le président du parti a déjà des hauts représentants. Des missions ont été données, des consignes ont été données, il importe que chaque Haut représentant, notamment chez nous, qu’on se retrouve autour de lui pour travailler. Mais également, je précise que ceux qui étaient partis, j’en connais qui m’appellent pour demander qu’on tienne dur et qu’ils ne sont pas loin. Ce sont des signes et des signaux qui sont donnés et qui font que nous ne devons pas désespérer.

Que vous inspire le message du nouvel an du président du Pdci-Rda, Tidjane Thiam ?    

 

Le président est un homme visionnaire. Ce qu’il a dit ; c’est ce qui est dans le cœur de tout le monde. Encore plus dans le cœur des militants que nous sommes. En tout cas, personnellement, j’en fais mon guide. Donc dès la semaine prochaine, nous serons sur le terrain déjà. Parce que sont des orientations, ce sont des instructions qui seront mises en pratique.

 

Que pensez-vous de l’attitude actuelle du Ministre Jean-Louis Billon ?

Le Ministre Billon est un cadre du Pdci. Nous aurions aimé qu’il soit l’un des premiers à venir auprès du Président Tidjane Thiam. Quand vous allez à un concours de miss, vous pouvez toujours penser que vous êtes le plus beau. Que vous êtes celui qu’on doit choisir. Mais si on ne vous a pas choisi, ce n’est pas en rouspétant que cela va changer l’ordre. En rouspétant, au contraire, vous vous mettez en marge. J’ai été déçu d’entendre le Ministre Billon dire qu’au niveau du Pdci, ce sont des roperos qui y sont. Moi, je pense, peut-être que ça lui a échappé, mais c’est une insulte qu’il a adressée aux cadres. Et s’il avait été choisi et que nous le suivions, qu’aurions-nous été pour lui ? Des roperos ou quoi ? Je pense qu’il a manqué de vision. Même aujourd’hui, admettons que par extraordinaire, on aille au Congrès et qu’on le choisisse. Avec quel visage il nous regarderait, il nous parlerait et nous demander d’aller faire campagne ? Quels visages nous aurons pour aller convaincre les Secrétaires Généraux qu’il a insultés d’être des roperos, les présidents de comités qu’il a insultés d’être des roperos ? Je pense que s’il s’est trompé, il sera bien qu’il revienne. Je demande au Ministre Billon de savoir revenir. A vouloir trop pousser le bouchon, il finit par se casser. Il va dresser pratiquement tous les militants du Pdci contre lui-même. Il peut attendre. Le Congrès aura lieu dans peu de temps. Une fois qu’il est choisi, s’il veut, il peut faire campagne. Mais de grâce, ça ne sert à rien de se dénigrer et de dénigrer les autres. Personnellement, j’ai été frustré de savoir que je suis un ropero. Je n’ai jamais émargé à la fonction publique, je n’ai jamais émargé dans la poche de quelqu’un. Je ne suis pas ropero mais un militant Pdci convaincu. Je reste donc dans cette vision.



Le président du Pdci vient de nommer récemment le Ministre Maurice Kakou Guikahué. Une bonne nouvelle pour tous les militants. Parce que certains pensaient qu’il était avec le Ministre Billon. Comment réagissez-vous face à cette nomination ?  

 

Le Ministre Guikahué fait partie de ceux qui étaient plus proches du Président Bédié. Et plus proche du Président Houphouët-Boigny. Je sais qu’au moment où on faisait la campagne, il disait qu’il voulait être simplement le président du Pdci. Ses ambitions s’arrêtaient là. Maintenant que le Pdci a trouvé un président, et que ce président a l’ambition d’être de la Côte d’Ivoire. Je pense que si c’est un ensemble mathématique, ce qu’il voulait est à l’intérieur de ce que nous voulons. Donc si le Ministre Guikahué est venu, je pense qu’il doit dire clairement, pour rassurer tout le monde qu’il est revenu et que les soupçons qu’ont les uns et les autres envers lui finissent une fois pour toute. J’ose espérer qu’il est venu et qu’il va parler. Même s’il a parlé que les gens n’ont pas compris, la répétition est une vertu pédagogique. Je pense qu’il faut qu’il reparle de nouveau pour convaincre ceux qui n’ont pas bien compris.

 

Vous semblez confiant de la victoire du Pdci en octobre 2025. Qu’est-ce qui vous fonde à dire cela ?

 Moi, je ne doute pas. Je ne doute pas que le Pdci va revenir au pouvoir. C’est pourquoi je vous envoie en mission pour aller convaincre ceux qui sont sceptiques de venir nous rejoindre. Pour trois raisons majeures. La première, c’est que le Président de la République a dit lui-même que si le Président Bédié et le Président Gbagbo se retiraient, lui également se retirerait. Je pense qu’il ne va pas encore se dédire. Deuxième raison, il a dit lui-même qu’il est suffisamment âgé et qu’il a d’autres choses à faire.  En tout cas, nous pensons qu’après 15 ans, il n’y a rien qu’il n’a pas encore prouvé. La gloire, on la mérite mieux quand on sait sortir. S’il se présente et qu’il perd face à un plus petit, il n’y a plus de gloire. En tout cas, je lui conseille de se retirer pour qu’il soit un Conseiller des autres présidents qui vont arriver. Je souhaite qu’il désigne quelqu’un pour porter le flambeau de son parti. Ce serait l’idéal.

Le Pdci a lancé un appel à la révision de la liste électorale en 2025. Vous qui étudiez les textes au niveau de l’Assemblée Nationale, pourquoi faut-il la faire ?

Le groupe parlementaire a pondu une déclaration le 20 janvier. Je fais partie de ceux qui ont travaillé sur ce dossier. Nous pensons que la révision de la liste électorale s’impose. Elle est obligatoire. Elle doit se faire. Elle doit se faire parce que dans le budget de 2025, il y a une ligne de 27 milliards pour cette opération. Dès l’instant où le président a présenté un tel budget qui a été validé par les députés, ça veut dire que les moyens existent. Qu’est-ce qui peut empêcher donc qu’on le fasse. La deuxième raison, elle est d’ordre juridique. C’est ce que Me Blessy a également évoqué. La loi dit que dans l’année où on va à l’élection, tous ceux qui ont 18 ans doivent pouvoir s’inscrire. Pour l’enrôlement de l’année dernière, ceux qui avaient 17 ans ne pouvaient pas s’inscrire juridiquement puisqu’ils n’avaient pas l’âge. Ceux qui vont avoir 18 ans cette année, la loi a obligation de leur permettre de s’inscrire sur la liste électorale. C’est une raison pour laquelle ni le président de la CEI ne peut dire qu’on ne va pas la faire. Et de toute façon, les partenaires internationaux nous regardent.  



Selon vous, quelle période de l’année serait idéale pour cette opération ?

Toutes les périodes sont bonnes. Je rappelle qu’en 2020, il y a une révision électorale en juin. C’est-à-dire 3 mois avant les élections. On leur dire de le faire maintenant. C’est-à-dire dans le mois de février. Ainsi, ils auront le temps de faire toute leur gymnastique possible pour leur calendrier. Il n’y a donc pas de problème de délai. Les moyens financiers existent, les moyens humains sont là.

Honorable, pensez-vous qu’en octobre 2025, le Pdci-Rda peut gagner seul ?

Le Pdci, je ne peux pas dire qu’on va gagner seul. Aujourd’hui, d’après les statistiques, il y a trois grands partis. Et puis d’autres petits partis. Admettons même que chaque parti ait le tiers, je présume que le Pdci a au moins le tiers. Ça ne sera pas suffisant. On aura besoin des autres. Mais, ça, ça va se faire au deuxième tour. Mais quand je vois l’engouement. Quand je vois le vent qui arrive-là, je souhaite que le Pdci gagne au premier tour comme au Sénégal où le jeune président Diomaye Faye et son mentor Sonko qui ont gagné au premier tour. C’est possible ici également. Mais il ne faut pas minimiser les autres. Ce que je sais, c’est que le Pdci va gagner et va diriger ce pays au soir du 31 octobre 2025. C’est-à-dire dès le premier tour. C’est pourquoi nous souhaitons que les résultats se donnent bureau de vote par bureau de vote avec le bloc-chaine. Pas besoin d’aller centraliser les résultats avec des tripatouillages intermédiaires. Nous allons gagner.

Un appel pour une élection transparente en octobre 2025.   

Je veux que pour une fois, les Ivoiriens regardent l’intérêt supérieur de la nation. Mon vœu, c’est que les Ivoiriens laissent leurs intérêts individuels. Ça veut dire que nous voulons que la CEI fasse son travail de façon correcte, que ceux qui vont valider les candidatures le fassent en toute conscience. Que ceux qui veulent donner les résultats le fassent en toute conscience.

Entretien réalisé par François Kanté

 

Veuillez laisser un commentaire


** www.opinionmedia.ci- Edité par la Société : AURORE COMMUNICATION ET SERVICES (ACS) Sarl : Capital 1.000.000FCFA/ RCCM : CI-ABJ-03-2025-B13-05502/ NCC: 2503580B/ IDU : CI-2025-0033806 G ** ** Pour tous vos sujets de "Coup de Gueule", "Cris du Coeur", "Coup du Coeur", veuillez nous contacter au 0564668585 **
// //