Idriss Diallo a été réélu, le samedi 12 septembre 2026, à Yamoussoukro pour son deuxième mandat à la tête de la Fédération ivoirienne de football. Juste après sa réélection, il s'est prêté aux questions des représentants des médias présents à cet événement.
Président, quels sont vos premiers mots après votre réélection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football?
Merci beaucoup. C'est d'abord remercier le Seigneur qui a bien voulu que cela se fasse. Ensuite remercier tous les membres actifs qui étaient présents aujourd'hui et qui nous ont permis de conduire cette Assemblée Générale, donc beaucoup de reconnaissance, et aussi après beaucoup de responsabilité, puisque le taux auquel nous avons été élus indique que la confiance placée en nous est importante et qui dit confiance dit attentes. Donc avec le comité exécutif que je dirige, nous ferons en sorte de respecter tous nos engagements comme on l'a déjà fait, il y a quatre ans, et de pousser au football ivoirien pour le mener le plus loin possible, tant en Afrique que dans le monde, et pour cela nous aurons besoin des énergies de tous, nous aurons besoin de l'engagement de tous, nous aurons besoin de la présence et de la participation de tous, c'est ensemble, unis et solidaires que nous pourrons y arriver.
Quels message à l'endroit des présidents de clubs qui ne vous ont pas donné leur suffrage bien que vous soyez candidat unique?
Mais écoutez, nous sommes en démocratie. Si sur 89 il y a une dizaine, c'est moins d'une dizaine d'ailleurs, surtout qu'il y avait des bulletins qui ont été annulés. S'il y a une dizaine qui ne se retrouve pas dans notre projet, je respecte leur choix, ils ont exprimé leur position et donc il s'agira pour nous de faire en sorte que la prochaine fois, s'il y a une prochaine élection, ils soient convaincus, mais pour l'instant la majorité écrasante nous a soutenus et nous a fait confiance et nous allons faire en sorte de nous engager de notre mieux, de notre mieux au juste du bien, pour qu'avec la liste que je dirige, nous puissions réaliser le bonheur et le meilleur pour le football ivoirien, donc on n'a pas de problème par rapport à ça, ça fait partie de l'expression démocratique normale.
A quand le début du championnat national, puisqu'il avait été reporté à cause de l'élection de la FIF et quel sera le prochain défi au niveau du football local?
Le prochain défi, c'est forcément de renforcer l'attractivité du football local. dans quelques semaines, procéderons à la nomination des différents membres au poste de président de la ligue professionnelle et de la commission centrale des arbitres. Nous avons été élus aujourd'hui, plus tard la semaine prochaine, toutes les commissions seront mises en place de sorte que la fédération puisse redémarrer ses activités en toute efficacité.
Vous venez d'être élu, votre programme est articulé autour de 6 points. Lequel des points est le plus urgent et qui vous allez exécuter à court terme?
Le plus urgent, c'est déjà de mettre en place les organes de direction. On va déjà le faire dès la semaine prochaine, et quand on aura fini, chaque commission qui sera mise en place, va commencer à travailler, et nous on va attaquer dès le week-end qui suit, le regroupement des Eléphants, parce que nous avons un match très important contre le Ghana, dès le 24 septembre à Bouaké. Après le match contre la Somalie, le 29, à Abidjan, et le match amical contre le Cameroun, le 3 octobre, au stade Alassane Ouattara d'Ebimpé. Donc on reprend tout de suite les activités, et par rapport à ça.
Monsieur le Président, vous venez d'être réélu. A quoi répond votre sortie sur l'élection à la FIFA où vous soutenez ouvertement Gianni Infantino?
Non, nous ne nous inscrivons pas dans l'élection de la FIFA. Nous avons répondu à l'intervention du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui a dit ce que la FIFA a réalisé pour l'Afrique. En Afrique, on a la reconnaissance, donc on accepte et on reconnaît ce qu'ils ont fait pour nous. Et on dit que, et c'est ce qu'ils ont bien exprimé, que tout est différends, on doit se régler dans le cadre de nos textes. Donc s'il y a des soucis, qu'on fasse le procédé conformément à nos textes, mais qu'on ne personnalise pas les débats, parce que toute personnalisation des débats vient pousser à autre chose. Parce que aujourd'hui, ce que nous avons reçu de la FIFA, ce n'est pas Gianni Infantino qui nous l'a donné, c'est la FIFA qui nous l'a donné. Par contre, c'est sous Gianni Infantino, notre président, qu'on est passé de 2,5 millions à 8 millions. Donc ça aussi, c'est un fait concret. Donc c'est pour ça que nous disons, parlons des structures, parlons des principes, mais évitons les autres.
Un mot à l'endroit de tous les supporters, tous les fans du football du Côte d'Ivoire.
Bien, on va dire simplement qu'on les remercie déjà pour la passion qu'ils ont pour le football au Côte d'Ivoire. Et on continue de continuer à nous accompagner dans cette passion. Et nous l'avons dit, nous allons tout mettre en oeuvre pour que les produits que nous allons leur offrir soient encore plus performants, plus attractifs et plus agréables. Donc on va tout faire pour qu'ils puissent vraiment profiter des compétitions en Côte d'Ivoire, sous beaucoup de produits, beaucoup plus performants. Présent, encore un truc, l'une des progrès du campagne, c'est la revalorisation des subventions.
Quand l'augmentation de la subvention aux clubs sera ressentie sur leurs chèques?
Nous sommes une association qui vote des budgets en début d'année et les budgets votés sur un an. Donc le principe de modifier le budget devait se faire par l'Assemblée Générale. Donc la prochaine Assemblée Générale devra se tenir au plus tard en décembre pour valider le budget de l'année prochaine.Et donc c'est dans le budget de l'année prochaine que ces subventions seront intégrées. Donc les premières subventions avec le nouveau montant seront à partir de janvier 2027. Et de janvier 2027 à décembre 2027, c'est-à-dire l'année budgétaire, donc ils auront dix mois, mais ils vont s'échelonner sur la saison. Parce qu'on ne peut pas, en cours d'exercice, modifier les règles.
Quelles sont vos ambitions ? Quels sont vos objectifs pour les quatre prochaines années?
Nos ambitions sont grandes. On va essayer, avec l'équipe nationale, d'aller chercher l'un des deux CAN qui va se faire. L'objectif, on ne va pas se le cacher. Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire est une grande nation de football. La Côte d'Ivoire a un potentiel intéressant. Même si je ne suis pas d'accord avec les citoyens qui disent qu'on a les meilleurs joueurs d'Afrique, ce n'est pas vrai. Si vous regardez ceux qui font la championnique aujourd'hui, on n'est pas aussi nombreux que ça. Par contre, on a un très beau potentiel, avec de bons joueurs. On va tout mettre en œuvre pour que cette belle équipe, qui a fait la dernière Coupe du Monde, avec la vision et la touche d'un nouveau coach, puisse être prête pour se qualifier. C'est la première étape. Il faut être un. On a des adversaires sérieux. Le Ghana est une grande nation de football. La Gambia a toujours été une équipe très difficile. Le petit poussé, c'est la Somalie. Mais il n'y a plus de petites équipes en Afrique aujourd'hui. Donc, il faut être humble et très professionnel. On doit déjà se qualifier. Et si le Seigneur nous permet de nous qualifier, nous allons aller vraiment très loin. Je pense qu'aujourd'hui, la Côte d'Ivoire doit chercher à se situer systématiquement au moins dans le dernier carré en Afrique. C'est un objectif qu'on doit avoir. On est classé cinquième africain. Sur la base des résultats que nous avons obtenus, il faut qu'on rentre dans le dernier carré. Ça, c'est pour l'équipe nationale. Pour les autres équipes nationales, on va tout mettre en œuvre effectivement pour défendre le drapeau ivoirien de la meilleure façon possible.
Félicitations pour votre réélection. Président, vous étiez le seul candidat. Donc, on va se dire que la victoire est assurée. Cependant, pourquoi vous avez fait une tournée lors de la campagne vu que vous étiez le seul candidat ?
C'est par respect pour les électeurs. Même si vous êtes le seul candidat, vous devez aller leur expliquer ce que vous veulez faire. Vous devez aller vers eux pour leur faire comprendre le projet que vous voulez mettre en œuvre. Et c'est pour ça qu'on a dû aller vers eux, échanger avec eux, toucher du doigt avec eux les réalités communes que nous avons et leur faire comprendre qu'on a besoin de leurs votes pour pouvoir avancer. Et c'est le respect de nos électeurs qui nous a amenés à faire ça. Et je pense qu'on a bien fait de le faire parce qu'ils ont bien compris ce que nous souhaitons et nous ont voulu donner 100% d'explication, d'exprimer.
Propos recueillis par Francis Aquey à Yamoussoukro


Veuillez laisser un commentaire