Invité pour le lancement de la campagne de sensibilisation sur la migration régulière des footballeurs d'Abobo, l'ex-international Ghislain Akassou interpelle les politiques à la paix pour le développement du football ivoirien.
Mesdames et Messieurs, à nos jeunes enfants, à nos jeunes frères, je vous félicite. A nos entraîneurs, je vous félicite pour le beau travail que vous avez fait. Parce que vous êtes les piliers de l'éducation de nos enfants. Et je me présente, c'est Akassou Ghislain je suis ex-Footballeur international.
Je dis merci à l'OIT, que je félicite. Je félicite mon très cher frère Zoro Marc pour son implication, sa volonté avec l'Union des Footballeurs Professionnels. Et surtout l'OIT, avec notre dynamique directrice présidente, Mme Fiore Contant, malheureusement aujourd'hui qui n'est pas là.
Je salue toute l'équipe de l'OIT, l'ONG Alliance et tous les partenaires de l'UFPCI pour ces nombreux projets. Aujourd'hui, on parle de formation.
Mais je pense qu'il faut déjà faire la sensibilisation aussi à nos autorités politiques. Pour qu'ils comprennent aussi leurs responsabilités.
Je vous donne des exemples aussi simples. Vous voyez, après la crise post-électorale, le football ivoirien a commencé à tanguer.
En 2007, il y avait près de 600 écoles de football, seulement Abidjan. Aujourd'hui, il faut avoir une vision, il faut décentraliser, il faut accompagner. Il faut accentuer la formation.
Il faut des formations, de l'éducation. Et ensuite, il faut une organisation. Aujourd'hui, on souffre d'un problème.
Nos jeunes ont besoin d'orientation, ils ont besoin d'une matrice pour le développement. Et on ne peut pas parler de football aujourd'hui sans parler d'économie du sport. Ça nous permet de créer des métiers, créer des emplois et donner un enjeu meilleur.
Aujourd'hui, le football peut permettre d'augmenter le PIB de notre nation. Et ça permet à l'État d'avoir beaucoup d'argent.
Il faut une sensibilisation aujourd'hui, au niveau de nos autorités. Il y a eu un message important, et je félicite tous les organisateurs de la CAN, tous les jeunes joueurs qui ont remporté cette coupe d'Afrique.
C'est la première fois qu'on a vu tous les Ivoiriens prier à l'unisson pour aller à la victoire. Et là, je lance un appel à tous nos politiciens de mettre balle à terre. Parce qu'on ne peut pas aller au développement sans l'union.
C'est l'union. Et il faut la solidarité, l'espérance pour aller au développement.
Je lance appel pour la présidentielle à venir. il faut qu'il y ait la paix. On ne peut pas parler de sensibilisation sans la paix. Donc j'attends qu'il y ait une attention particulière à nos politiciens.
Et je demande à nos jeunes enfants, à nos frères, à tout le monde, l'union, la solidarité, la cohésion. Ce, pour l'avenir des enfants de l'Afrique. Je vous remercie.
Propos recueillis par Manu Manu



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