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Football/ Saison 2026-2027: Salif Bictogo, président de la Ligue professionnelle dit tout !»

Publié le Ven 25 Septembre 2026 | Modifié le Ven 25 Septembre 2026 | 28 Vue(s) | [1653 sport]

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Salif Bictogo parle des innovations, des dispositions

À l’occasion du lancement de la saison 2026-2027 de la Ligue 1 ivoirienne, prévu ce samedi 26 septembre au stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro, le président de la Ligue professionnelle de football (LPF), Salif Bictogo, a présenté les principales innovations de la nouvelle saison. Recettes, mobilisation des supporters, calendrier, arbitrage, VAR, promotion du championnat et ambitions africaines : le président de la LPF livre les grandes orientations de son mandat.

Président, la saison 2026-2027 démarre ce samedi. Qu’est-ce qui est prévu pour cette grande fête du football ivoirien ?

Merci aux journalistes sportifs et à tous ceux qui sont présents. Comme l’année dernière, nous avons choisi de délocaliser le lancement du championnat. Après Korhogo la saison dernière, nous avons choisi cette année Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d’Ivoire, une ville symbolique.

La cérémonie débutera à 14 heures au stade Charles Konan Banny. Il y aura des majorettes, des danses, la fanfare de Yamoussoukro et également des prestations artistiques.

Nous souhaitons que cette ouverture soit une véritable fête et qu’elle procure beaucoup de plaisir aux spectateurs qui feront le déplacement.


Quelles sont les principales innovations de cette nouvelle saison ?

La première innovation concerne la redistribution des recettes des matches. Désormais, l’équipe qui reçoit bénéficiera de 60 % de la recette. Auparavant, la recette était partagée entre les deux clubs. Cette mesure concerne toutes les journées du championnat, à l’exception de la journée d’ouverture. Sur les 60 % revenant au club recevant, une partie est destinée au cocktail, tandis que les 40 % restants reviennent à la Fédération ivoirienne de football, qui préfinance l’organisation des compétitions. L'objectif est d'inciter les clubs à faire davantage de marketing et à attirer plus de supporters dans les stades.

Vous reconduisez également le système des cartes de supporters ?

Oui. Nous avons proposé aux clubs de permettre à 200 supporters détenteurs de la carte de membre du club d'assister gratuitement aux rencontres.

Par exemple, si l'ASEC compte 200 supporters disposant de leur carte de membre, ces supporters pourront entrer gratuitement. À partir du 201e supporter, il faudra payer son ticket.

Nous donnons ainsi une nouvelle chance aux clubs de développer leur base de supporters. Si un club n’arrive pas à vendre 200 cartes de supporters, cela pose forcément question.

Que comptez-vous faire si cette politique ne produit pas les résultats attendus ?

Les premiers bénéficiaires sont les clubs eux-mêmes, puisque 60 % de la recette leur reviennent. Nous allons également jouer notre rôle en mettant en place des formations au niveau du marketing. Nous souhaitons que chaque club dispose d'un véritable service marketing.

Il faut que les dirigeants comprennent que leur club est un produit qu'ils doivent eux-mêmes vendre. Le marketing doit leur permettre d'attirer les spectateurs et surtout de créer davantage de trésorerie.

Qu'en est-il du calendrier du championnat ?


Le calendrier complet a été élaboré, de la première à la dernière journée. Nous savons quelle équipe doit rencontrer quelle autre équipe et à quelle date.

Mais certaines contraintes indépendantes de notre volonté peuvent entraîner des changements. Par exemple, nous avions souhaité jouer certains matches à Abidjan, mais des stades peuvent être indisponibles en raison d'autres activités.

Il y aura également des ajustements pour les clubs engagés dans les compétitions africaines, qui pourront avoir des matches en retard.

Le championnat doit s'achever le 30 mai, avec la Coupe nationale également prise en compte dans notre programmation.

Pourquoi le démarrage de la Ligue 2 est-il décalé ?

Il ne s'agit pas véritablement d'un report. Nous voulons organiser une journée de lancement pour chacune des deux divisions.

Il était donc difficile de lancer la Ligue 1 à Yamoussoukro et, dans le même temps, d'organiser le lancement de la Ligue 2 à Abidjan, Gagnoa ou ailleurs.

Nous avons donc choisi de nous concentrer d'abord sur la Ligue 1. La Ligue 2 démarrera la semaine suivante. C'est un dispositif que nous avons déjà appliqué les années précédentes.

Qu'en est-il de la diffusion télévisée des rencontres ?

Canal+ et la chaîne nationale sont concernés par la diffusion du championnat. Canal+ doit normalement diffuser deux rencontres et la chaîne nationale également deux matches. Si certaines rencontres ne figurent pas encore dans le programme de diffusion, c'est parce que des discussions sont toujours en cours.

Mais nous sommes heureux de constater que la chaîne nationale s'intéresse à notre championnat et diffusera notamment la rencontre de demain.

Vous comptez également renforcer l'attractivité du championnat à travers les sponsors ?

Bien sûr. Le meilleur joueur du mois avait notamment été organisé avec le concours d'un partenaire. Si ce partenariat est renouvelé, nous continuerons à travailler avec eux. Dans le cas contraire, nous nous tournerons vers d'autres sponsors.

Nous voulons que le championnat soit davantage valorisé et que les partenaires puissent contribuer à son animation.

Vous avez appelé la presse à davantage promouvoir le championnat local. Pourquoi ?

La promotion du championnat ne relève pas uniquement de la Fédération ou de la Ligue. Elle doit être l'affaire de tous.

On entend souvent dire que les Ivoiriens ne viennent pas au stade. Mais il faut aussi regarder la place accordée au championnat national dans les médias.

Je remercie notamment les radios thématiques et les radios de proximité qui diffusent nos rencontres.

Mais il faut que tous les médias s'intéressent davantage à notre championnat. La valorisation du football local est essentielle.

Aujourd'hui, plus de 50 % des joueurs de l'équipe nationale sont issus de notre championnat ou y ont été formés. Cela démontre qu'il existe de la qualité.

Quel regard portez-vous sur les performances des clubs ivoiriens sur la scène africaine ?

Nous avons aujourd'hui quatre représentants ivoiriens engagés dans les compétitions africaines. Lorsque nous sommes arrivés, nous n'en avions que deux.

Le fait d'avoir quatre représentants montre qu'il y a eu du travail accompli par nos clubs.

Nous devons maintenant chercher à franchir un nouveau palier et à remporter des trophées africains.

L'arbitrage reste un sujet sensible. Quelles garanties pour cette nouvelle saison ?

L'arbitrage est toujours un sujet compliqué. Quand une équipe gagne, on considère souvent que l'arbitrage était bon. Lorsqu'elle perd, elle estime généralement que l'arbitrage n'était pas bon. Nous devons faire confiance à nos arbitres tout en cherchant à améliorer leur niveau. Nous avons notamment Guy Nouadiez, qui est un pur produit de notre championnat et qui représente aujourd'hui une référence.

Cela ne signifie pas que nous avons de mauvais arbitres. Même lors des grandes compétitions internationales, l'arbitrage est régulièrement discuté.

Nous espérons néanmoins que cette saison sera meilleure et que nos arbitres pourront également accéder davantage aux compétitions continentales.

Qu'en est-il de la VAR pour cette nouvelle saison vu que l'arbitrage est beaucoup décrié ?

Nous aurons la VAR cette saison, mais pas pour tous les matches. Nous ne disposons que de deux dispositifs et leur utilisation coûte très cher. Nous allons donc les réserver à certains matches importants.

Il faut être réaliste. Nous ferons au mieux avec les moyens dont nous disposons.

Après quatre années à la tête de la Ligue, quel bilan faites-vous de votre mandat ?

Je remercie d'abord le président Yacine Idriss Diallo de m'avoir confié cette responsabilité.

À notre arrivée, nous avons réussi à retrouver quatre représentants ivoiriens dans les compétitions africaines. Nous terminons ce premier cycle avec toujours quatre représentants.

C'est important parce que nous avions perdu cette situation pendant plusieurs années et nous n'avions plus que deux représentants.

Nous entamons maintenant un nouveau cycle de quatre ans. Notre objectif sera de faire encore mieux et surtout d'aller chercher des trophées sur le plan africain. La qualification pour les phases de groupes est également importante parce qu'elle apporte des ressources financières aux clubs et permet d'améliorer leur fonctionnement.


Quel sera votre plus grand challenge pour les quatre prochaines années ?

Notre plus gros challenge est de retrouver les années où les clubs ivoiriens remportaient des trophées africains.

Nous voulons reconquérir une Coupe des clubs africains.

Nous devons également conserver nos quatre représentants et essayer d'améliorer notre position sur le plan continental.

Il faut aussi encourager nos présidents de clubs. On a parfois l'impression qu'ils sont là uniquement pour recevoir des subventions, mais ce n'est pas la réalité.

Ces dirigeants investissent beaucoup d'énergie et de moyens financiers. Ils mettent leur temps et leurs ressources au service des jeunes.

Ces jeunes que nous formons dans les différents clubs peuvent ensuite changer la vie de leurs familles et contribuer à l'économie ivoirienne.

Il faut donc rendre hommage à tous ces présidents de clubs qui travaillent pour atteindre ces résultats.

Un dernier mot avant le coup d'envoi de la saison ?

Je voudrais encore remercier les journalistes sportifs qui ont toujours été présents lorsque nous avons lancé nos compétitions.

J'espère qu'ils continueront à nous accompagner.

Aucune œuvre n'est parfaite. Vous allez parfois nous critiquer, et c'est normal. Mais il faut aussi être indulgent. C'est ensemble que nous pouvons mieux vendre notre championnat. C'est ensemble que nous réussirons. Que Dieu bénisse notre championnat et bénisse la Côte d'Ivoire.

Propos recueillis par Francis Aquey à Yamoussoukro 

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