Le plus grand rendez-vous sportif de la planète débute aujourd’hui avec 48 équipes, trois pays hôtes et un mois de football total. Entre favoris, outsiders et tocards, le Mondial 2026 ouvre son immense théâtre nord-américain.
Dans quelques heures, la première des trois cérémonies d’ouverture, prévue à 17h30 heure GMT, donnera le ton à Mexico, avant le premier choc du tournoi, Mexique–Afrique du Sud, dont le coup d’envoi sera donné à 19h00 GMT. Suivront ensuite deux autres lancements, à Toronto puis à Los Angeles, pour marquer l’entrée en scène des trois pays hôtes. En à peine 30 heures, le Mondial 2026 ouvrira ainsi trois rideaux sur un même spectacle: celui d’une Coupe du monde géante, éclatée sur tout un continent.
Le ballon roulera d’abord à l’Estadio Azteca, temple mexicain chargé d’histoire. Le Mondial débute avec ses hymnes, ses drapeaux, ses maillots, ses certitudes déjà fragiles et ses inconnus déjà prêts à écrire leur page. .
Une Coupe du monde
à 48
Cette édition marque un
tournant. Fini le format à 32 équipes, place à un Mondial à 48 sélections,
réparties en douze groupes de quatre. Le tournoi s’étire, s’élargit, se
densifie: 104 matches, des seizièmes de finale, davantage de nations, davantage
de voyages, davantage de récits.
Cette Coupe du monde 2026 n’est pas seulement celle des grandes
puissances habituelles. Elle est aussi celle des nouveaux venus, des pays qui
découvrent la scène, des sélections qui n’avaient jusque-là connu le Mondial
qu’à travers l’écran.
C’est aussi cela, la
magie de la Coupe du monde: faire entrer dans la même phrase les géants et les
novices, les champions du monde et les petits poucets, les stars millionnaires
et les joueurs qui arrivent avec une histoire nationale sur les épaules.
L’Argentine remet sa
couronne en jeu
Au sommet de la
pyramide, l’Argentine avance avec l’étoile du Qatar cousue sur le cœur.
Championne du monde en titre, l’Albiceleste revient pour défendre son titre,
avec ce mélange de fierté, de grinta et de mémoire qui accompagne toujours les
grandes équipes argentines. Le défi est immense: conserver une Coupe du monde
reste l’une des missions les plus difficiles du sport.
Derrière elle, les
prétendants n’attendent qu’une fissure. La France, finaliste malheureuse en
2022, arrive encore avec un effectif dense, profond, presque insolent de talent.
Les Bleus ne manquent ni d’expérience, ni de puissance, ni de certitudes. Ils
savent aller loin. Ils savent souffrir. Ils savent gagner.
L’Espagne, elle, avance
avec son football de possession, de mouvement et de fraîcheur. La Roja a
retrouvé une identité forte, une génération brillante et cette capacité à faire
courir l’adversaire jusqu’à l’usure. Le Brésil, éternel favori s’il en est,
reste ce pays que personne n’ose jamais enterrer, même lorsqu’il doute. Car
avec le Brésil, le danger n’est jamais loin: il suffit parfois d’un contrôle,
d’un crochet, d’un éclair.
Les autres candidats au
trône
L’Angleterre et
l’Allemagne semblent peut-être un cran en dessous dans l’imaginaire du moment,
mais elles restent des monuments. L’Angleterre possède des joueurs capables de
faire basculer n’importe quel match. L’Allemagne, même moins souveraine,
demeure l’Allemagne: une sélection que l’on sous-estime à ses risques et
périls.
Le Portugal, les
Pays-Bas, la Belgique, la Croatie ou encore certaines sélections africaines et
asiatiques chercheront leur brèche. Dans un format plus large, avec une phase à
élimination directe qui commencera plus tôt, le piège peut surgir de partout. Un
match raté, une soirée sans inspiration, une erreur défensive, un carton rouge,
un gardien en état de grâce: en Coupe du monde, le destin tient souvent à un
détail.
Ce Mondial 2026 sera
aussi celui des contrastes. Il y aura les grandes affiches et les longs
déplacements, les stades géants et les fuseaux horaires, la démesure américaine
et la ferveur mexicaine, la découverte canadienne et l’appétit planétaire. Le
football y sera à la fois spectacle, industrie, émotion et mémoire.
Un mois de rêves
Comme d'habitudes, la Coupe du monde débutera avec des pronostics et finira avec des visages. On parlera aujourd’hui de favoris, de tableaux, de groupes, de statistiques. Dans quelques semaines, on retiendra peut-être un arrêt, un but, une larme, une course folle, une célébration, une élimination cruelle ou une équipe que personne n’avait vue venir. C’est la règle du Mondial: il appartient à tout le monde avant le coup d’envoi, puis choisit lui-même ses héros.
À partir d’aujourd’hui,
le football reprend son grand costume. Les nations entrent en scène, les
supporters retiennent leur souffle, les champions remettent leur couronne en
jeu et les outsiders avancent masqués.
Manu Manu


Veuillez laisser un commentaire