Malgré un poids de seulement quelques milligrammes, les moustiques ont démontré que certains des plus grands défis mondiaux peuvent provenir de très petits organismes. Cette semaine (du 22 au 28 juin) marque la Semaine des insectes, et les scientifiques expliquent pourquoi les moustiques figurent parmi les insectes les plus étudiés – et les plus redoutés – de la planète.
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Selon Rogers Atugonza, chargé d’entomologie de terrain de Target Malaria à l’Institut
ougandais de recherche sur les virus (UVRI) et membre du Réseau des Jeunes
Scientifiques (Young Scientists Network), ce qui rend les moustiques vecteurs
du paludisme si fascinants est leur remarquable capacité d’adaptation et de
survie.
« Les moustiques qui transmettent les parasites
responsables du paludisme ont évolué aux côtés des humains pendant des
milliers d’années. Ils sont hautement spécialisés, exceptionnellement
résistants et ont développé des comportements qui les rendent extrêmement
efficaces pour trouver des hôtes humains et se reproduire. »
Les recherches ont montré que les moustiques utilisent une combinaison
sophistiquée de sens pour localiser les êtres humains. Ils détectent
notamment le dioxyde de carbone présent dans notre respiration, la chaleur
corporelle, les mouvements et même les composés chimiques libérés par notre
peau. Les moustiques femelles, qui ont besoin d’un repas sanguin pour
produire leurs œufs, sont capables d’identifier et de suivre leurs hôtes avec
une précision remarquable sur des distances parfois importantes.
L’une des adaptations les plus remarquables du moustique est son efficacité reproductive. Une femelle ne s’accouple généralement qu’une seule fois, mais conserve suffisamment de spermatozoïdes pour féconder plusieurs pontes au cours de sa vie et produire potentiellement des centaines de descendants. Sources AMA |


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