À quelques semaines de l'élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue le 12 septembre prochain, le climat se tend. Candidat déclaré, Souleymane Cissé affirme être la cible de pressions et de tentatives d'intimidation destinées, selon lui, à le contraindre à abandonner sa candidature.
Loin de se laisser déstabiliser, le président du Racing Club d'Abidjan dirigeant sportif affiche une détermination sans faille. « Ils ne me connaissent pas. Plus on me menace, moins je recule. La menace est l'arme de celui qui n'a pas d'arguments », lance-t-il avec fermeté, dénonçant des pratiques qu'il juge incompatibles avec les valeurs du sport.
Pour Souleymane Cissé, ces agissements traduisent avant tout la difficulté du système actuel à accepter une candidature indépendante, portée par un homme qui revendique son expérience de terrain plutôt que son appartenance à un quelconque réseau d'influence.
Interpellé sur les interrogations suscitées autour de sa nationalité, le candidat se montre tout aussi serein. Il rejette catégoriquement les accusations et rappelle son parcours au service du football ivoirien.
« Je suis rentré en Côte d'Ivoire pour servir mon pays, à la suite de l'appel du Président Alassane Ouattara. Je ne sais faire qu'une chose : le football. J'ai servi ce sport dans tous ses compartiments », affirme-t-il.
Il poursuit en dénonçant les attaques dirigées contre sa personne : « On ne peut pas chercher aujourd'hui des arguments extrasportifs pour écarter quelqu'un qui veut simplement servir le football ivoirien. »
Dans une course où les équilibres politiques et les alliances traditionnelles pèsent souvent lourd, Souleymane Cissé veut incarner une alternative. Son ambition est de convaincre les acteurs du football ivoirien qu'une autre gouvernance est possible, fondée sur la compétence, la formation des jeunes, le management sportif et une meilleure organisation des compétitions.
À mesure que l'échéance électorale approche, cette sortie médiatique pourrait rebattre les cartes et alimenter davantage le débat autour de la gouvernance du football ivoirien. Une chose est certaine. Souleymane Cissé affirme qu'il ne renoncera pas à son combat, malgré les obstacles qu'il dit rencontrer sur son chemin vers la présidence de la FIF.
Francis Aquey


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