Une nouvelle voix s’élève pour porter encore plus haut le message de Dieu à travers la chanson. La chantre Esther Koffi fait son entrée sur la scène musicale chrétienne avec ses tout premiers singles. Animée par une volonté d’évangéliser, elle entend toucher les cœurs et transformer des vies à travers des mélodies inspirées de sa foi en Jésus-Christ. Résidant en Angleterre depuis quelque temps, elle se dévoile dans cet entretien. Ses motivations, sa vision, son projet musical, sa foi et son parcours de chantre, elle se livre sans détour.
Esther Koffi, vous êtes une nouvelle venue dans le monde du gospel. Qui est la femme qui se cache derrière ce nom ?
Je voudrais tout d’abord exprimer ma gratitude pour l’opportunité qui m’est offerte à travers cette interview. Esther Koffi est une femme qui a reçu l’appel de Dieu pour Le servir.
Comment est née votre passion pour la musique, particulièrement pour le gospel, et combien de titres avez-vous à votre actif ?
J’ai toujours aimé la musique et la danse. Mais le choix de mon appel en tant que chantre a pris le dessus et, depuis, je n’ai pas arrêté de chanter.
À quel moment avez-vous décidé de faire de la musique gospel votre véritable vocation ?
Depuis 2007.
Votre entrée dans le monde professionnel de la musique est-elle le fruit d’un rêve ancien ou d’un appel plus récent ?
Je dirais plutôt que c’est le fruit d’un rêve ancien accompli par Dieu, une prédestination.
Qui sont les artistes gospel qui vous ont particulièrement inspirée ?
Constance, O’Neil Mala, Deborah Lukalu… pour ne citer que ceux-là.
Comment définiriez-vous votre univers musical ? Quel type de gospel souhaitez-vous proposer au public ?
Mon univers musical peut être défini comme un genre musical chrétien caractérisé par une expression vocale, une ferveur spirituelle intense et une fusion constante avec différents styles de musique gospel chrétienne, tels que le zouglou gospel, le reggae gospel ou encore le zouk gospel. C’est une variété musicale inspirée par le Saint-Esprit.
Quel message souhaitez-vous transmettre à travers vos chansons ?
À travers mes chansons, je veux évangéliser et encourager les enfants de Dieu, chrétiens ou non-chrétiens, à avoir la foi et à croire en Jésus-Christ. Le salut est une réalité et il y a une vie après la mort. C’est sur terre que nous travaillons à notre salut.
Votre foi occupe-t-elle une place particulière dans votre processus de création ?
Oui, parce que la foi est le socle de tout bon chrétien. Hébreux 11, verset 1, nous enseigne ce qu’est la foi. Les chrétiens marchent par la foi, comme le rappelle 2 Corinthiens 5, verset 7 : « Car nous marchons par la foi et non par la vue. »
Parlez-nous de votre premier titre. Comment est-il né et que raconte-t-il ?
J’ai reçu mon premier titre, « Dieu écrit », en 2012, alors que je traversais des moments très difficiles. Le Seigneur m’a alors consolée.
Pourquoi avoir choisi ce morceau pour faire vos premiers pas officiellement dans l’univers gospel ?
À travers « Dieu écrit », Dieu a accompli tout ce qu’Il m’avait annoncé. Le Seigneur m’avait dit qu’Il allait changer mon histoire, ce qu’Il a fait d’une manière extraordinaire. Car la Bible déclare : « Ce que sa bouche a dit, sa main l’accomplit. »
« À travers mes chansons, je veux évangéliser et encourager les enfants de Dieu, chrétiens ou non-chrétiens, à avoir la foi et à croire en Jésus-Christ »
Avez-vous déjà été confrontée au doute ou à la peur avant de vous lancer dans cette aventure ?
Pas vraiment au doute, mais surtout à des questionnements. C’était comme une causerie entre un père et sa fille. Je Lui exprimais mes sentiments concernant mon premier pas dans la musique gospel et, comme d’habitude, Il m’a encore confirmé Sa présence.
Comment votre famille et vos proches ont-ils accueilli votre décision de vous consacrer à la musique ?
Je suis née dans une famille chrétienne, alors il n’y avait aucune crainte. Vu qu’il s’agit de musique chrétienne et non profane, j’ai eu le soutien de ma famille et de mes amis, mais aussi de personnes que je ne connaissais pas. C’est une grâce de Dieu.
Être une nouvelle artiste dans un milieu aussi concurrentiel que la musique gospel représente-t-il un défi particulier ?
Personnellement, je ne fais que remplir la mission que Dieu m’a confiée. La concurrence n’est pas mon partage, vu que chacun a son appel. Mon appel à moi est de véhiculer les messages que Dieu me confie à travers les expériences vécues et que je continue d’ailleurs de vivre avec Lui.
Quelle place accordez-vous à la scène chrétienne ivoirienne et avec quels artistes aimeriez-vous particulièrement collaborer ?
J’accorde la première place à la musique chrétienne. Je pense qu’elle devrait occuper cette place. D’ailleurs, cela se ressent, car un bon nombre d’artistes chrétiens, inspirés par Dieu, produisent des œuvres pour édifier le corps du Christ. Les artistes avec lesquels j’aimerais collaborer sont Rebecca Gnaffou et KS Bloom, entre autres. Bref, toute forme de collaboration visant à glorifier Dieu est la bienvenue.
Au-delà du chant, quelles sont les causes ou les valeurs que vous aimeriez défendre à travers votre musique ?
Au-delà du chant, j’aimerais défendre les valeurs intrinsèquement humaines, ces valeurs inconditionnelles et inaliénables que possède chaque personne du simple fait d’exister, indépendamment de son utilité, de sa richesse ou de ses réussites. Je voudrais également encourager le retour aux valeurs de base enseignées par nos parents et leur transmission aux générations futures. Je parle notamment d’une éducation incorruptible, qui constitue, selon moi, une véritable valeur humaine.
Quel regard portez-vous sur l’évolution du gospel en Côte d’Ivoire et sur sa professionnalisation ?
Le gospel se porte très bien et évolue de façon exponentielle. Nous devons surtout nous appliquer lorsqu’on fait l’œuvre de Dieu, parce que nous avons un Dieu qui est très saint et parfait.
Certains artistes considèrent leur musique comme un ministère. Est-ce également votre conception ?
Je pense qu’un véritable chantre a reçu un appel de Dieu. Cet appel est une instruction donnée par Dieu Lui-même. De ce point de vue, il est dans l’obligation d’exercer ce ministère, qui est un processus spirituel, afin de bénéficier des bénédictions liées à ce ministère.
Quels sont vos objectifs pour les prochains mois : singles, album, concerts, collaborations ?
Il y a un autre single qui est en préparation et l’album suivra par la suite. Une feuille de route est déjà tracée pour l’évangélisation à partir du mois de janvier. Il y aura également des spectacles. Les détails seront communiqués ultérieurement.
Quel est le plus grand rêve d’Esther Koffi aujourd’hui ?
Mon plus grand rêve est que les messages véhiculés dans mes chansons puissent impacter cette nouvelle génération, dont nos enfants font partie. Je voudrais les voir donner leur vie à Jésus-Christ tout en prêchant l’Évangile pour le salut de leurs âmes.
Quel message adressez-vous aux mélomanes, aux chrétiens et à tous ceux qui vont découvrir votre musique pour la première fois ?
Je leur dirais merci d’écouter et de partager mes chansons. Les messages véhiculés s’adressent notamment aux enfants de Dieu qui sont désespérés et qui ont perdu espoir. Je prie afin que Dieu prenne le contrôle de toute chose pour changer leur destinée.
Pour terminer, si vous deviez résumer Esther Koffi et son projet musical en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?
Je dirais d’abord la foi, ce qui m’anime au quotidien. Ensuite, la louange, qui est au cœur de ma musique et de mon expression. Enfin, le témoignage, qui constitue le message et le partage de mon vécu à travers mes textes.
Interview réalisée par Sercom


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