Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 20 janvier 2026 à Abidjan, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a annoncé une série de mesures fortes pour régler « totalement et définitivement » la situation.
Face aux inquiétudes grandissantes autour des stocks de cacao invendus, le gouvernement ivoirien passe à l’action.
Après plusieurs semaines de tensions dans les zones de production, l’exécutif a décidé de frapper fort. Objectif : garantir la poursuite de la commercialisation du cacao au prix officiel de 2 800 FCFA le kilogramme et protéger les revenus des producteurs.
Selon le ministre de l'agriculture ivoirien, les services de l’État ont recensé environ 123 000 tonnes de cacao invendues dans les zones de production, avec une concentration particulièrement élevée dans la région de Duékoué. Toutefois, il rassure : « Les stocks sont progressivement en train d’être enlevés, le processus de commercialisation suit son cours. »
Pour ce faire, le gouvernement a arrêté trois mesures clés : L’inventaire exhaustif de tous les stocks de cacao invendus ;
La mise en place d’un dispositif spécial d’achat, garanti par le Conseil du Café-Cacao, en collaboration avec l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) et les autorités administratives. Si l’État devait racheter environ 100 000 tonnes de cacao, la facture pourrait atteindre près de 280 milliards FCFA. Un effort financier colossal, assumé par le gouvernement.
« Le Conseil Café-Cacao travaillera avec les banques », a précisé le ministre Adjoumani, rappelant que le système de vente anticipée, qui couvre déjà plus de 85 % de la production, reste le pilier de la politique nationale. Ce mécanisme permet de maintenir le prix bord champ à 2 800 FCFA/kg jusqu’à la fin de la campagne principale, le 31 mars 2026.
Kobenan Kouassi Adjoumani a insisté sur l’engagement personnel du président de la République : « Il est l’avocat défenseur des producteurs et ne peut tolérer une situation qui les pénalise. Les moyens seront dégagés pour parer au plus pressé. »
Le cacao acheté par l’État sera stocké, et si les capacités existantes s’avèrent insuffisantes, des entrepôts supplémentaires seront loués pour éviter toute saturation.
Oka Camille



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